Rectocolite hémorragique
« La cause de la rectocolite hémorragique n’est pas connue, bien qu’il existe une prédisposition génétique : les parents du premier degré de personnes atteintes présentent un risque de 4 à 20 fois plus élevé d’en souffrir. »
DR. Mª TERESA BETÉS IBAÑEZ
SPÉCIALISTE. DÉPARTEMENT DE GASTROENTÉROLOGIE

La rectocolite hémorragique est une affection inflammatoire chronique du tube digestif, évoluant de manière récurrente par poussées.
La rectocolite hémorragique touche exclusivement le côlon, la localisation la plus fréquente étant le rectum. Elle peut présenter des manifestations en dehors de l’appareil digestif, notamment au niveau des articulations, de la peau, du foie ou des yeux...
Il existe une augmentation du risque de développer un cancer du côlon, principalement, et ce risque s’accroît progressivement à partir de dix ans après le diagnostic de la maladie.
La qualité de vie entre les poussées de cette maladie est bonne et, pendant les périodes symptomatiques, il est important d’être suivi par son médecin.
C’est pourquoi un diagnostic précoce est essentiel, un suivi endoscopique annuel étant recommandé à partir de dix ans après le diagnostic, avec la réalisation de biopsies multiples en l’absence de zones suspectes et de biopsies ciblées sur les zones surélevées ou rétrécies.

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Quels sont les symptômes de la rectocolite hémorragique ?
Les symptômes dépendent de la localisation anatomique et de la sévérité de l’inflammation.
Dans la rectocolite hémorragique, l’atteinte au niveau rectal est la plus fréquente, le symptôme principal étant l’émission de sang par le rectum, généralement accompagnée d’une augmentation du nombre de selles.
Elle peut s’accompagner de douleurs abdominales plus ou moins diffuses, qui s’améliorent initialement avec la défécation. Il peut exister de la fièvre et une perte de poids en fonction de la gravité, de la durée et de la localisation de la poussée.
Les symptômes les plus fréquents sont :
- Émission de sang par le rectum.
- Douleurs abdominales.
- Fièvre.
- Perte de poids.
Présentez-vous l’un de ces symptômes ?
Il se peut que vous souffriez de rectocolite hémorragique.
Quelles sont les causes de la rectocolite hémorragique ?
La cause de cette maladie n’est pas connue. De nombreuses hypothèses existent, mais la plus récente suggère que, sur une prédisposition génétique, il existe une altération immunologique vis-à-vis d’antigènes alimentaires ou bactériens.
D’autres théories évoquent un processus infectieux comme facteur déclenchant de la maladie, plusieurs germes ayant été impliqués. Tout porte à croire que de multiples facteurs interviennent dans l’origine de la maladie.
Quel est le pronostic de la rectocolite hémorragique ?
En l’absence, pour l’instant, de médicament capable d’éviter les récidives, le pronostic est incertain et individuel.
Le pronostic est généralement lié à la durée d’évolution de la maladie depuis le diagnostic, à l’étendue de l’atteinte, à la gravité des poussées, à l’existence ou non de complications et aux antécédents de traitement chirurgical.
Il convient de mentionner tout particulièrement la possibilité de malignisation au cours de cette maladie. Il existe une augmentation du risque de tumeur, surtout du côlon, par rapport à la population générale. Ce risque augmente progressivement à partir de 10 ans après le diagnostic de la maladie.
Comment diagnostique-t-on la rectocolite hémorragique ?
Le diagnostic de rectocolite hémorragique repose sur la suspicion clinique et sur des résultats radiologiques, endoscopiques et histologiques (biopsie) compatibles.
Le diagnostic précoce est important, et il est recommandé d’effectuer une surveillance endoscopique annuelle à partir de 10 ans après le diagnostic, avec des biopsies multiples en l’absence de zones suspectes et des biopsies des zones surélevées ou rétrécies. Selon le résultat de l’analyse des prélèvements, la conduite à tenir sera décidée.
Les examens radiologiques (TDM, échographie, transit intestinal) permettent de mettre en évidence l’étendue des lésions et les éventuelles complications telles que sténoses (rétrécissements), abcès, fistules, etc.
La scintigraphie aux leucocytes marqués peut permettre d’évaluer l’étendue de l’inflammation liée à la maladie, ainsi que de distinguer si les zones de passage difficile sont dues à l’inflammation ou à un composant cicatriciel ou fibreux.
Au moment de l’apparition des symptômes, il faut la différencier d’autres affections qui évoluent par poussées de diarrhée, douleurs abdominales avec sang et/ou fièvre (colites d’origine infectieuse, secondaires à la prise d’antibiotiques, tuberculose intestinale, appendicite aiguë, colites secondaires à la radiothérapie ou d’origine vasculaire…).
Comment traite-t-on la rectocolite hémorragique ?
Lors des poussées, on peut utiliser des corticoïdes, des 5-ASA, des antibiotiques, des immunosuppresseurs ou du méthotrexate. Il existe d’autres traitements plus récents, basés sur la modulation du système immunitaire, comme les anticorps monoclonaux anti-TNF (tel que l’infliximab, le premier d’entre eux à avoir été autorisé). Ces derniers doivent être administrés dans des centres de référence afin que des études ultérieures puissent étendre ou non les indications actuelles.
D’autres traitements existent, comme la granulocytaphérèse, dont l’objectif est d’absorber, dans une colonne d’aphérèse, les cellules sanguines responsables du maintien de l’inflammation. Une séance hebdomadaire est réalisée pendant cinq semaines. Chez les patients qui présentent une réponse clinique, on peut proposer un "rappel" toutes les 6 semaines.
En phase de rémission, il convient d’essayer de retirer, lorsque cela est possible, les corticoïdes, en maintenant le 5-ASA en traitement d’entretien. Le traitement médicamenteux doit être accompagné d’une renutrition adéquate du patient.
Où se fait-on soigner ?
EN NAVARRE ET À MADRID
Le Département de Gastroentérologie
de la Clínica Universidad de Navarra
Le Département de Gastroentérologie de la Clínica Universidad de Navarra est composé d’une équipe pluridisciplinaire de spécialistes experts dans le diagnostic et le traitement des maladies de l’appareil digestif.
Notre objectif est que chaque diagnostic soit établi avec soin et que le plan de traitement soit adapté à chaque patient.
Maladies que nous traitons
- Achalasie
- Cancer du côlon
- Côlon irritable
- Diverticulose et diverticulite
- Diverticule de Zenker
- Maladie cœliaque
- Maladie inflammatoire de l’intestin : maladie de Crohn et rectocolite hémorragique
- Œsophagite à éosinophiles
- Constipation
- Gastrite chronique
- Hernie hiatale
- RGO : reflux gastro-œsophagien
- Ulcère peptique

Pourquoi à la Clínica ?
- Des médecins spécialistes qui font référence au niveau national.
- Une équipe infirmière spécialisée.
- Unité d’endoscopies et Unité de Prévention et de Consultation à Haut Risque de Tumeurs Digestives pour offrir les meilleurs soins à nos patients.