Perte de poids

« Une perte de 5 % du poids corporel sur une période de six à douze mois nécessite la réalisation immédiate d’examens complémentaires. »

DR. ANA HUERTA GONZÁLEZ
RESPONSABLE. DÉPARTEMENT DE MÉDECINE INTERNE

Merco Salud 2025 Endocrinology recognition seal image. Clinique Université de Navarre

Lorsqu’un patient consulte pour une perte de poids, avant d’entreprendre une recherche approfondie, il est important de vérifier qu’il existe effectivement une perte de poids et d’en mesurer la durée.

Près de 50 % des patients affirmant avoir perdu beaucoup de poids ne présentent en réalité aucun changement pondéral objectivement mesurable.

Il n’est pas rare de recevoir des patients qui n’ont pas remarqué qu’ils avaient effectivement perdu un poids significatif.

Toute perte de poids importante, non recherchée de manière volontaire chez une personne auparavant en bonne santé, suggère généralement l’existence d’une maladie systémique.

C’est pourquoi il est important de mesurer systématiquement le poids corporel de chaque patient lors de la consultation.

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Quels sont les symptômes de la perte de poids ?

Les patients qui présentent des tableaux pathologiques justifiant une perte de poids ont généralement des signes et des symptômes permettant de suspecter l’atteinte d’un organe, d’un appareil ou d’un système corporel déterminé.

Les tumeurs de l’appareil digestif, y compris celles du pancréas et du foie, peuvent altérer précocement la prise alimentaire et entraîner une perte de poids avant l’apparition d’autres symptômes.

Le cancer du poumon peut se manifester sous la forme d’une pneumonie post-obstructive avec dyspnée, toux et hémoptysie, mais il peut aussi évoluer sans symptômes et doit être suspecté même chez les personnes non fumeuses.

La dépression et l’isolement peuvent entraîner une perte de poids importante, en particulier chez les personnes âgées. Dans la bronchopneumopathie chronique obstructive et dans l’insuffisance cardiaque congestive, une anorexie et une augmentation de la dépense énergétique au repos peuvent apparaître.

L’amaigrissement peut être la première manifestation de certaines maladies infectieuses, comme l’infection par le VIH, la tuberculose, les endocardites, ainsi que les infections fongiques et parasitaires.

L’hyperthyroïdie ou le phéochromocytome augmentent le métabolisme de base ; chez les personnes âgées présentant une hyperthyroïdie apathique, on peut observer une perte de poids et une faiblesse, avec peu d’autres manifestations de thyrotoxicose.

Le diabète sucré d’apparition récente s’accompagne souvent d’amaigrissement en raison de la glucosurie et de la perte des effets anabolisants de l’insuline.

Une insuffisance surrénalienne peut être suspectée devant une hyperpigmentation, une hyponatrémie et une hyperkaliémie.

Symptômes les plus fréquents :

  • Perte de poids.
  • Fatigue.
  • Malaise général.

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Il peut être nécessaire de réaliser un bilan de votre perte de poids

Comment diagnostique-t-on la perte de poids ?

Il convient de rechercher des signes ou des symptômes associés à des tableaux cliniques qui entraînent habituellement une perte de poids, comme la fièvre, les douleurs, la dyspnée ou la toux, les palpitations, les modifications de la miction et les signes de maladie neurologique.

Il faut également rechercher des troubles gastro-intestinaux, tels que la difficulté à manger, la dysphagie, l’anorexie, les nausées et les modifications du transit intestinal.

Il est nécessaire de questionner les patients sur leurs voyages, leur consommation de tabac, d’alcool et de tout type de médicaments, ainsi que d’explorer les antécédents d’autres maladies ou d’interventions chirurgicales, de même que les antécédents familiaux.

Il faut évaluer les facteurs de risque d’infection par le VIH et rechercher des signes de dépression ou de démence sénile.

L’examen clinique réalisé est complet et l’on évalue chaque appareil pour vérifier s’il existe des anomalies. Chez l’homme, il convient de pratiquer un toucher rectal pour palper la prostate et de rechercher un saignement occulte dans les selles ; toutes les femmes doivent bénéficier d’un examen gynécologique, même si l’utérus a été retiré.

Les examens de laboratoire doivent comprendre une numération formule sanguine avec dosage de la glycémie, des électrolytes, des tests de fonction hépatique et rénale, la calcémie et la TSH, une analyse d’urine et une radiographie thoracique.

Dans tous les cas, il convient de mettre à jour ou de répéter les examens de dépistage recommandés pour certains cancers, en fonction du sexe et du groupe d’âge, tels que la mammographie et les frottis de Papanicolaou.

En présence de signes ou symptômes gastro-intestinaux, la réalisation d’une endoscopie haute ou basse (ou des deux) et l’exploration abdominale par tomodensitométrie ou par résonance magnétique présentent un taux relativement élevé de confirmation diagnostique.

Si aucune cause expliquant l’amaigrissement n’est identifiée, il est recommandé d’organiser une surveillance clinique attentive du patient plutôt que de multiplier des examens complémentaires sans orientation clinique précise.

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