Hypersomnies

« L’hypersomnie est fréquemment la conséquence d’une autre maladie. Il est nécessaire d’en déterminer la cause afin de mettre en place le traitement le plus approprié. »

DR. ARANTZA CAMPO EZQUIBELA
SPÉCIALISTE. UNITÉ DU SOMMEIL

Merco Salud 2025 Image du label de reconnaissance en neurologie. Clinique de l'Université de Navarre

L’hypersomnie est un symptôme (plainte subjective du patient) correspondant à une tendance excessive au sommeil dans des situations inhabituelles. Autrement dit, il s’agit d’une facilité anormale à s’endormir pendant la journée, dans des circonstances où la plupart des personnes ne le feraient pas. Ce symptôme peut apparaître dans de nombreuses maladies ou être lié à la prise de certains médicaments.

La première étape consiste à déterminer ce qui est normal et ce qui ne l’est pas. L’avis du patient et de son entourage est ici essentiel. Le simple fait de se plaindre de somnolence n’est pas en soi normal, mais pour confirmer son caractère anormal, il faut s’assurer qu’elle survient dans des situations inhabituelles.

Dans un second temps, il est nécessaire d’en identifier la cause et de décider s’il convient de mettre en place un traitement, qu’il s’agisse de la cause sous-jacente ou du symptôme lui-même. Pour cela, des examens complémentaires sont indispensables.

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Quels sont les symptômes de l’hypersomn ie ?

La somnolence excessive est rapportée par le patient et/ou par la famille. Il existe des échelles d’évaluation de la somnolence, avec un score limite pour la normalité et pour des intensités légère, modérée ou marquée.

Une fois la somnolence excessive rapportée par le patient et les observateurs, il faut confirmer l’ampleur de cette hypersomnolence.

La somnolence excessive est un symptôme qui doit toujours être étudié lorsque, par sa fréquence ou son intensité, elle amène la personne concernée ou ceux qui vivent à proximité à suspecter qu’elle n’est pas proportionnelle au repos nocturne. Comme elle peut être un signe d’alerte de la présence d’autres maladies, il faut l’évaluer et poursuivre en profondeur l’étude diagnostique.

Présentez-vous certains de ces symptômes ?

Il est possible que vous souffriez d’hypersomnie.

Quelles sont les causes de l’hypersomnie ?

La somnolence excessive peut être provoquée par de multiples maladies systémiques, par des maladies neurologiques ou par des maladies proprement dites du contrôle du rythme veille-sommeil.

De plus, la prise de nombreux médicaments peut modifier l’état normal de vigilance et produire une sensation anormale de somnolence diurne. Par conséquent, l’hypersomnie peut être classée comme secondaire (à un autre processus) ou primaire–idiopathique (lorsqu’elle constitue la maladie première).

Une fois l’hypersomnie confirmée, la première étape consiste à supprimer les médicaments qui peuvent en être la cause. Ensuite, il faut rechercher, par la présence d’autres symptômes ou signes, s’il existe une maladie associée susceptible de produire ce symptôme.

L’éventail des maladies pouvant entraîner une hypersomnie est très large : il va des maladies respiratoires (apnées du sommeil), à l’insuffisance respiratoire chronique avec augmentation du dioxyde de carbone (emphysème, bronchite chronique, hypoventilation chronique), aux maladies endocrino-métaboliques (hypothyroïdie), aux encéphalopathies diffuses dues à des maladies rénales ou hépatiques, à l’insuffisance cardiaque ou à des tumeurs.

De plus, de nombreux tableaux infectieux locaux ou diffus (sepsis, maladie du sommeil transmise par la mouche tsé-tsé) vont produire une somnolence, en particulier si la fièvre est élevée et s’il s’agit d’enfants ou de personnes âgées.

Si l’on écarte l’existence d’une autre maladie responsable de l’hypersomnie, nous sommes face à une maladie proprement dite du sommeil. Dans ce domaine, les tableaux les plus habituels sont la narcolepsie et l’hypersomnie idiopathique.

Lorsque l’on ne trouve pas la cause de l’hypersomnie, on parle généralement d’hypersomnie idiopathique ; cette maladie en tant que telle débute également le plus souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte et présente une meilleure évolution que la narcolepsie.

Narcolepsie

La narcolepsie ou maladie de Gelineau est une maladie génétique qui débute habituellement à la jeunesse et qui se manifeste par :

  • Des accès brusques de sommeil (ils s’endorment en classe, assis, debout, en regardant la télévision, dans un bar).
  • Une cataplexie (perte soudaine du tonus musculaire volontaire) provoquée par des frayeurs, des rires, des bruits ou d’autres phénomènes.
  • Une paralysie du sommeil (au début ou à la fin du sommeil).
  • Des hallucinations hypnagogiques (apparition d’images généralement accompagnées d’une sensation de panique à l’endormissement).

Dans cette maladie, on entre en phase de sommeil paradoxal (REM) très rapidement, en 1 à 10 minutes, et non après 50 minutes comme chez les autres personnes.

Comment diagnostique-t-on l’hypersomnie ?

La méthode la plus habituelle consiste à réaliser une étude par Test de latences multiples afin de connaître le temps nécessaire pour s’endormir au cours de 5 siestes séparées de deux heures, au cours d’une même journée ; ce test sert en outre à savoir si le patient entre en sommeil paradoxal (REM).

Avec ce test de sommeil, le diagnostic d’hypersomnie est posé si la latence d’endormissement est inférieure à 5 minutes.

Si le patient entre en REM au début ou dans les premières minutes du sommeil lors d’au moins deux siestes, le diagnostic le plus probable est celui de la maladie connue sous le nom de narcolepsie.

Comment traite-t-on l’hypersomnie ?

Le traitement de l’hypersomnie consiste tout d’abord à traiter la maladie qui en est la cause.

Par exemple, dans le syndrome d’apnées obstructives du sommeil, le traitement par CPAP va améliorer de façon très marquée la somnolence et la sensation de fatigue dès le premier jour d’utilisation de l’appareil.

On ne traitera l’hypersomnie pour elle-même que lorsque l’on se trouve face à une maladie du sommeil dans laquelle l’hypersomnie est le symptôme fondamental, c’est-à-dire surtout dans la narcolepsie et l’hypersomnie idiopathique, ou lorsque, malgré le traitement adéquat de la maladie sous-jacente, la somnolence persiste comme symptôme important.

Dans la narcolepsie et l’hypersomnie idiopathique, le traitement de l’hypersomnie va dépendre de la gravité du symptôme. S’il est léger, on commence par des mesures d’hygiène des horaires, en veillant au sommeil nocturne, en maintenant des heures fixes de coucher et de lever, et une sieste quotidienne. On peut également recourir au café comme stimulant. Si cela ne suffit pas, on peut utiliser des stimulants doux comme la pemoline magnésienne.

Dans le cas contraire, il faut recourir à la centramine, au méthylphénidate ou à d’autres dérivés amphétaminiques.

Au cours des 4 dernières années, un nouveau médicament est apparu sur le marché pour traiter l’hypersomnie tant chez les patients narcoleptiques que chez ceux présentant une hypersomnie idiopathique, et il semble entraîner moins de problèmes que les dérivés amphétaminiques.

Son nom est le modafinil. C’est un médicament plus coûteux et il n’a pas d’effet sur les autres symptômes de la narcolepsie (cataplexie, paralysies, hallucinations). La cataplexie, les hallucinations hypnagogiques et la paralysie du sommeil ont été traditionnellement traitées par deux classes de médicaments antidépresseurs, comprenant les antidépresseurs tricycliques et les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine.

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Le travail conjoint des différentes disciplines médicales et chirurgicales qui composent l'Unité du Sommeil de la Clínica permet une prise en charge globale de chaque patient, avec la collaboration, si nécessaire, de plusieurs spécialistes.

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