Arythmies cardiaques
« La nouvelle technique de cathétérisme présente l’avantage de permettre l’arrêt des anticoagulants pour éviter les thromboses, ainsi que tous les effets secondaires associés à ces médicaments. »
DR. IGNACIO GARCÍA BOLAO
DIRECTEUR. DÉPARTEMENT DE CARDIOLOGIE

Qu’est-ce qu’une arythmie cardiaque ?
Une arythmie est un trouble du rythme cardiaque. Celui-ci se divise en deux phases : la diastole, durant laquelle le muscle cardiaque se relâche et la cavité se remplit de sang, et la systole, durant laquelle le muscle se contracte et expulse le sang dans la circulation, maintenant ainsi le flux sanguin et la pression artérielle.
Ce processus se produit de manière régulière et rythmée, car il est régi par un système électrique appelé système d’excitation et de conduction. Lorsque ce système est altéré, des arythmies ou troubles du rythme cardiaque apparaissent.
Il existe deux grands groupes d’arythmies : les arythmies lentes ou bradyarythmies et les arythmies rapides ou tachyarythmies. Les battements prématurés ou extrasystoles sont également considérés comme des arythmies. Selon leur répétition, elles peuvent être classées en chroniques (permanentes) ou paroxystiques (épisodes ponctuels).
Il est essentiel de poser un diagnostic correct du type d’arythmie présenté par le patient afin de définir le traitement le plus approprié dans chaque cas.
En moins de 48 heures, la Clinique réalise une évaluation complète du patient et lui propose un plan de traitement personnalisé pour chaque cas.

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Quels sont les symptômes d’une arythmie cardiaque ?
Les palpitations et les syncopes sont les principaux symptômes des arythmies.
Ces symptômes, ainsi que d’autres (vertiges, douleur thoracique, perte de connaissance…), peuvent se manifester, ou bien passer inaperçus et n’être mis en évidence qu’au cours d’examens diagnostiques.
Les palpitations correspondent à une perception subjectivement anormale des battements cardiaques, ressentis comme des battements forts, anticipés, irréguliers ou très rapides (tachycardiques).
Les syncopes sont des pertes de connaissance dues à une diminution du flux sanguin cérébral. Bien qu’une grande partie d’entre elles soient liées à d’autres causes que les arythmies, lorsqu’une arythmie provoque une syncope, il s’agit généralement d’une cause grave.
Quels sont les symptômes les plus habituels ?
- Palpitations.
- Vertiges.
- Syncopes.
- Douleur thoracique.
- Perte de connaissance.
Présentez-vous l’un de ces symptômes ?
Il se peut que vous présentiez une arythmie cardiaque
Quelles sont les causes de l’arythmie cardiaque ?
Les arythmies sont dues à une défaillance du système électrique du rythme cardiaque, appelé système d’excitation et de conduction.
Ce système peut se dérégler pour l’une des trois raisons suivantes :
- L’un des mécanismes électriques est altéré par défaut de génération de l’influx électrique.
- L’influx électrique prend naissance dans un site inapproprié.
- Les voies de conduction électrique sont altérées, produisant un « court-circuit » au sein du système électrique.
Quels types d’arythmies existent ?
Les arythmies se classent en bradyarythmies (arythmies lentes) et en tachyarythmies (arythmies rapides).
Les battements prématurés ou extrasystoles sont également considérés comme des arythmies.
Selon leur caractère répétitif, on peut les diviser en :
- Chroniques, lorsqu’elles sont permanentes.
- Paroxystiques, lorsqu’elles surviennent de manière épisodique.
Comment diagnostique-t-on les arythmies cardiaques ?
Le Département de cardiologie de la Clinique dispose d’une Unité des arythmies spécialisée dans leur diagnostic et leur traitement.
Lorsque le patient présente des symptômes, le diagnostic se fait généralement à l’aide d’un électrocardiogramme.
Le diagnostic de la plupart des arythmies comporte deux étapes : la première consiste à exclure la présence d’une cardiopathie structurelle et la seconde à caractériser précisément le type d’arythmie.
L’un des outils diagnostiques les plus utiles est le Holter ou enregistrement électrocardiographique ambulatoire. Il s’agit d’un examen non invasif et très simple à réaliser. Il consiste à enregistrer de façon continue l’électrocardiogramme pendant une période prolongée, généralement entre 24 ou 48 heures et jusqu’à 7 jours. Il capte les battements du cœur pendant un ou plusieurs jours et permet ainsi de connaître le type et la fréquence des arythmies.
Concernant cette technique diagnostique, la Clínica Universidad de Navarra a été l’un des neuf centres pionniers en Espagne dans l’implantation du plus petit Holter sous-cutané, dispositif indiqué pour surveiller à distance les arythmies et autres incidents cardiaques pendant une période pouvant aller jusqu’à trois ans.
Lorsque l’électrocardiogramme ne suffit pas, il peut être nécessaire de réaliser une étude électrophysiologique de la conduction intracardiaque à l’aide de cathéters introduits par une veine de la jambe. Ainsi, le type et le mécanisme de l’arythmie peuvent être étudiés grâce à ces électrodes placées dans le cœur.
Comment traite-t-on les arythmies cardiaques ?
En moins de 48 heures, la Clinique réalise une évaluation complète du patient et lui propose un plan de traitement personnalisé pour chaque cas.
Les anticoagulants sont des substances qui empêchent le processus de coagulation du sang.
Certaines arythmies, comme la fibrillation auriculaire, exposent à un risque d’accident vasculaire cérébral. Ce risque peut être réduit grâce aux anticoagulants oraux, tels que le Sintrom®, le plus connu et utilisé en Espagne.
Ce traitement nécessite des contrôles fréquents en laboratoire. L’examen le plus couramment utilisé est le temps de prothrombine, qui permet d’obtenir un paramètre appelé INR. Chaque patient a besoin d’un INR déterminé et chaque laboratoire ajuste la dose de Sintrom® afin de maintenir l’INR dans la plage souhaitée. Il existe actuellement de nouveaux anticoagulants oraux qui, à la différence du Sintrom®, ne nécessitent pas de contrôles périodiques.
La principale complication du traitement anticoagulant est l’hémorragie, dont le risque est lié à la dose du médicament et à l’âge du patient (plus de 75 ans).
L’ablation par radiofréquence permet de guérir plus de 90 % de certains types d’arythmies.
Certains types d’arythmies, comme les tachycardies paroxystiques ou le flutter auriculaire, sont définitivement guéris par l’ablation par radiofréquence, un grand progrès dans le traitement des arythmies, qui résout plus de 90 % des cas. Moins de 5 % des patients présentent une récidive.
Après une étude électrophysiologique, qui consiste à introduire un électrocatheter dans les cavités cardiaques, le foyer de tissu myocardique responsable de l’arythmie est détruit. Il s’agit d’une procédure très sûre, relativement simple et rapide. Elle permet d’éliminer définitivement un grand nombre d’arythmies qui, autrement, seraient difficiles à traiter ou nécessiteraient un traitement médicamenteux à vie.
La procédure se réalise par ponction d’une veine de l’aine. Elle nécessite une anesthésie locale et le patient peut sortir de l’hôpital en quelques heures.
Elle est réalisée dans le laboratoire d’électrophysiologie, un espace doté de la technologie la plus avancée, récemment équipé du système le plus moderne pour le traitement des arythmies par cathétérisme, permettant un suivi plus précis des cathéters à l’intérieur des vaisseaux tout en réduisant considérablement les émissions de radiations propres aux équipements conventionnels.
Il s’agit d’une procédure combinée réalisée chez des patients présentant une fibrillation auriculaire et des problèmes liés au traitement par Sintrom® ou autres anticoagulants.
La procédure consiste à introduire, au moyen d’un cathéter et sans chirurgie ouverte, un dispositif qui permet de fermer une cavité proche de l’oreillette gauche du cœur, appelée auricule, dans laquelle se forment habituellement les thrombus. Cet espace cardiaque a une forme anatomique de petit sac (semblable à l’appendice) dans lequel stagne une certaine quantité de sang à son passage dans l’oreillette gauche, ce qui favorise la formation de caillots sanguins.
En fermant l’orifice de l’auricule par la mise en place du nouveau dispositif, on empêche la migration, dans le système cardiovasculaire, des thrombus susceptibles de se former en son sein. On évite ainsi le risque que les caillots atteignent le cerveau depuis l’auricule et provoquent un accident vasculaire cérébral (AVC), entre autres complications possibles et graves. On sait d’ailleurs que 90 % des thrombus se forment dans cette auricule gauche.
La crioablation est une technique avancée pour traiter la fibrillation auriculaire non persistante (paroxystique). Son principal avantage réside dans le fait que le traitement est réalisé par congélation, en une seule application d’énergie, de manière plus rapide et plus efficace.
La procédure a déjà été réalisée avec succès chez les premiers patients. Jusqu’à présent, la méthode conventionnelle consistait à appliquer des impacts de radiofréquence point à point sur tout le pourtour des veines pulmonaires, où l’arythmie prend naissance.
L’application du froid est obtenue en introduisant, au moyen d’un cathéter, un ballon rempli d’oxyde nitreux (composé chimique utilisé comme source de froid) qui est amené jusqu’à la jonction des veines pulmonaires avec l’oreillette gauche afin d’isoler et d’empêcher la propagation de l’influx électrique anormal.
Les stimulateurs cardiaques sont de petits dispositifs électroniques capables d’analyser le rythme cardiaque et de traiter les arythmies au moyen de stimulations électriques. Leur fonction est de suppléer le système d’excitation et de conduction cardiaque. Ils sont implantés, en général, sous anesthésie locale pendant la quasi-totalité de l’intervention.
La récupération après l’intervention est rapide et permet un retour à domicile en deux ou trois jours. Lorsque les batteries sont épuisées, environ tous les six ans, il est nécessaire de remplacer le stimulateur.
La Clinique dispose d’un système de télésurveillance des stimulateurs cardiaques qui envoie quotidiennement, depuis le domicile des patients, les données techniques des dispositifs. On obtient ainsi un meilleur contrôle de la maladie. Le programme surveille le fonctionnement des appareils implantés et transmet chaque jour les informations techniques aux cardiologues par téléphonie mobile.
Chez certains patients présentant des arythmies graves, potentiellement mortelles, il est nécessaire d’implanter un défibrillateur automatique implantable, qui rétablit automatiquement le rythme cardiaque normal en appliquant des décharges électriques.
Le défibrillateur contrôle en permanence le rythme cardiaque. Lorsqu’il détecte une arythmie, il utilise différents types de stimulations électriques pour la supprimer.
Selon la gravité de l’arythmie, le défibrillateur applique automatiquement des traitements plus doux (stimulation antitachycardisante) ou plus radicaux (cardioversion par choc électrique), qui peuvent parfois être ressentis par le patient.
Parfois, le défibrillateur est associé à une thérapie de resynchronisation cardiaque, améliorant ainsi l’insuffisance cardiaque dont souffre parfois le patient.
La Clinique dispose d’un système de télésurveillance des défibrillateurs qui envoie quotidiennement les informations depuis le domicile des patients.
Où se fait-on soigner ?
EN NAVARRE ET À MADRID
Le Département de Cardiologie
de la Clínica Universidad de Navarra
Le Département de Cardiologie de la Clínica Universidad de Navarra est un centre de référence pour différentes techniques diagnostiques et traitements coronariens.
Nous avons été le premier centre en Europe à implanter un pacemaker par cathétérisme sans ouverture du thorax, pour des cas d’insuffisance cardiaque sévère.
Le Département de Cardiologie de la Clínica collabore avec les Départements de Radiologie et de Chirurgie Cardiaque afin d’obtenir un diagnostic rapide et précis pour le patient.

Pourquoi à la Clinique ?
- Unité d'arythmies spécialisée de référence au niveau national.
- Unité d'hémodynamique et de cardiologie interventionnelle dotée des meilleures technologies.
- Unité d'imagerie cardiaque visant à obtenir la plus grande précision diagnostique.