Allergie à l’œuf
« Dans la plupart des cas d’allergie à l’œuf, la consommation de cet aliment peut être maintenue sous une forme moins allergène. Nous essayons d’introduire l’œuf dans l’alimentation des patients allergiques afin d’améliorer leur qualité de vie et, grâce à une consommation régulière, de favoriser la disparition progressive de leur allergie. »
DR. MARÍA JOSÉ GOIKOETXEA LAPRESA
SPÉCIALISTE. DÉPARTEMENT D’ALLERGOLOGIE ET D’IMMUNOLOGIE

Comment savoir si l’on est allergique à l’œuf ?
L’allergie à l’œuf, avec celle au lait, est la cause la plus fréquente d’allergie alimentaire chez les enfants. Elle est généralement due à une réaction allergique à la protéine contenue dans le blanc d’œuf. L’œuf cuit provoque moins de réactions allergiques que l’œuf cru, et il existe entre ces deux formes culinaires un gradient d’aliments présentant un potentiel allergénique différent qu’il est essentiel de connaître pour chaque patient. Nous établissons pour chacun un profil de tolérance afin de lui permettre de suivre un régime d’éviction aussi peu restrictif que possible.
L’introduction progressive de l’œuf dans l’alimentation, en privilégiant les formes cuites et en avançant vers les formes plus allergéniques, s’est révélée être un traitement sûr et efficace pour surmonter l’allergie à l’œuf. Toutefois, lorsque cela n’est pas possible, l’immunothérapie orale avec du blanc d’œuf directement peut permettre au patient de tolérer la consommation d’un œuf frit ou en omelette.
Au sein du Département d’Allergologie de la Clinique, nous disposons d’une vaste expérience dans la prise en charge des patients allergiques à l’œuf, dans l’immunothérapie orale avec des aliments et dans l’adaptation personnalisée des protocoles de traitement. Tout le processus est supervisé par notre équipe d’allergologues et d’infirmiers spécialisés dans le suivi de ce traitement.

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Quels sont les symptômes de l’allergie à l’œuf ?
La première manifestation clinique de l’allergie à l’œuf peut apparaître à tout âge, mais il est vrai qu’elle est plus fréquente au cours des deux premières années de vie, généralement au moment de l’introduction de l’œuf dans l’alimentation de l’enfant.
Les symptômes apparaissent généralement rapidement, dans les heures qui suivent l’ingestion de l’œuf, sous la forme de démangeaisons buccales, d’œdème, d’urticaire, de toux et de difficulté respiratoire.
Les symptômes les plus habituels sont :
- Prurit au niveau de la bouche et du palais
- Plaques et papules urticariennes sur la peau
- Rhinite et/ou conjonctivite
- Difficulté respiratoire
- Crises d’asthme
- Nausées, vomissements, douleurs abdominales
Dans les cas les plus graves, une anaphylaxie peut survenir, mettant en jeu le pronostic vital du patient.
Présentez-vous certains de ces symptômes ?
Vous êtes peut-être allergique à l’œuf et un traitement de désensibilisation alimentaire peut être envisagé.
Quelles sont les causes de l’allergie à l’œuf ?
Dans l’allergie à l’œuf, le système immunitaire réagit contre les protéines contenues dans l’œuf. Le blanc d’œuf est la partie qui renferme la plus grande proportion de protéines responsables, la plus importante étant l’ovomucoïde, résistante à la chaleur et à la dégradation enzymatique digestive.
Il peut exister une certaine prédisposition génétique ainsi que des comorbidités, telles que la dermatite atopique, qui favorisent la sensibilisation ou la reconnaissance anormale de l’aliment par le système immunitaire. Les manifestations cliniques apparaissent habituellement lors des premières expositions à l’œuf.
L’allergie à l’œuf disparaît-elle ?
L’allergie à l’œuf apparaît fréquemment chez les enfants de moins d’un an, période à laquelle l’œuf est introduit dans l’alimentation.
Dans environ 80 % des cas, l’allergie à l’œuf se résout spontanément, mais, chez les autres patients, l’allergie persiste et conditionne fortement la vie du patient et de sa famille.
Si le traitement d’immunothérapie orale est efficace, ces patients peuvent consommer de l’œuf et des aliments contenant des traces d’œuf. Leur qualité de vie s’en trouve nettement améliorée.
Comment diagnostique-t-on l’allergie à l’œuf ?
Le diagnostic repose sur un test cutané (prick-test) très simple : on applique sur la peau de l’avant-bras des gouttes contenant une quantité connue de l’allergène responsable de l’allergie à l’œuf à laquelle le patient peut être sensibilisé. Le principe de cette technique est de reproduire sur la peau la réaction qui se produit dans d’autres parties de l’organisme.
Il est également possible de réaliser des analyses sanguines, qui permettent de quantifier et de démontrer plus précisément la présence d’IgE spécifiques dirigées contre ces protéines. Parfois, il est nécessaire d’effectuer un test de provocation, qui consiste à observer, sous surveillance médicale, la réaction apparaissant après l’ingestion de l’aliment.
Comment traite-t-on l’allergie à l’œuf ?
Nous disposons d’une vaste expérience en désensibilisation à différents aliments tels que l’œuf, le lait et, plus récemment, le poisson.
La première mesure, et la plus efficace, consiste à éviter le contact avec l’allergène. L’œuf est un aliment très courant, présent dans de nombreux produits alimentaires, médicaments et éléments du quotidien, ce qui rend son éviction particulièrement difficile.
Le traitement d’immunothérapie orale consiste à administrer, dans un premier temps, des doses très faibles, puis à augmenter progressivement la quantité, très lentement, jusqu’à ce que le patient tolère une portion complète d’œuf (un œuf au plat ou en omelette). Ce traitement nécessite une surveillance médicale de très près à tout moment afin d’éviter des réactions allergiques importantes.
Ce protocole est complété par l’éducation du patient et de sa famille, afin de leur apprendre à éviter le contact avec cet aliment, à suivre un régime sûr, à bénéficier d’un soutien nutritionnel si nécessaire et à savoir comment réagir en cas de réaction allergique.
Surmonter l’allergie à l’œuf en une semaine
Lorsque le niveau de sensibilisation au produit est faible et si le système immunitaire de l’enfant le permet, la « dose cible » peut être atteinte en cinq jours.
Ce processus de désensibilisation « express » est indiqué chez des patients présentant une sensibilisation modérée à ces aliments et âgés de 4 à 10 ans.
Où se fait-on soigner ?
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Département d'Allergologie
de la Clínica Universidad de Navarra
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