Bronchoscopie

« Toutes les interventions sont réalisées sous sédation dans une salle spécialement dédiée à cet effet. La plupart des bronchoscopies sont effectuées chez des patients ambulatoires et ne nécessitent pas d’hospitalisation. »

DR. ANA BELÉN ALCAIDE OCAÑA
SPÉCIALISTE. DÉPARTEMENT DE PNEUMOLOGIE

Merco Salud 2025 Pneumology recognition seal image. Clinique universitaire de Navarre

Qu’est-ce que la bronchoscopie ?

La bronchoscopie est un examen diagnostique qui permet de visualiser les voies aériennes (larynx, trachée et bronches de grand calibre) et de prélever des échantillons de sécrétions respiratoires, de tissu bronchique ou pulmonaire, ou encore de ganglions du médiastin. Elle peut parfois avoir un but thérapeutique.

Initialement, elle était réalisée à l’aide d’un tube rigide en acier, encore utilisé dans certaines situations, surtout à des fins thérapeutiques. La bronchoscopie rigide nécessite une anesthésie générale.

La bronchoscopie avec endoscope souple a débuté en 1967 et est aujourd’hui la plus utilisée. Elle se pratique avec un instrument long et flexible d’environ 5–6 mm de diamètre. Elle ne nécessite pas d’anesthésie générale, peut être introduite par le nez ou la bouche et permet d’avancer jusqu’aux bronches de plus petit calibre.

Imagen del icono de la consulta de Segunda Opinión. Clínica Universidad de Navarra

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Quand la bronchoscopie est-elle indiquée ?

La bronchoscopie permet :

  • D’arrêter une hémorragie des voies respiratoires (hémoptysie) et d’en déterminer l’origine.
  • D’extraire des corps étrangers qui ont été inhalés dans les voies respiratoires.
  • D’aspirer des sécrétions qui obstruent les voies respiratoires.
  • D’identifier différents germes dans les infections pulmonaires (tuberculose ou pneumonies).
  • D’ouvrir le passage en cas d’obstruction des bronches principales ou de la trachée dues à des tumeurs, à un tissu inflammatoire, etc., au moyen de différentes techniques plus complexes (laser, thérapie photodynamique, curiethérapie, cautérisation ou cryothérapie).
  • De placer des prothèses dans la trachée ou les bronches principales en cas de rétrécissement de ces voies.

Maladies pour lesquelles une bronchoscopie est demandée :

Souffrez-vous de l’une de ces maladies ?

Il est possible qu’une bronchoscopie soit nécessaire

Comment la bronchoscopie est-elle réalisée ?

Réalisation de la bronchoscopie

Après l’administration d’un traitement visant à diminuer l’inconfort que peut provoquer cet examen (anxiété, nausées ou toux), une solution anesthésique est instillée dans les fosses nasales et le pharynx.

Au début, on ressent une sensation de mauvais goût, de toux et d’engourdissement de la gorge, avec l’impression de ne pas pouvoir avaler ou de ne pas pouvoir respirer, due à l’anesthésie de la zone.

Ensuite, le bronchoscope est introduit par les fosses nasales ou par la bouche. Une respiration calme et profonde facilite la bonne réalisation de l’examen et sa bonne tolérance.

Après avoir progressé à travers le pharynx et le larynx, on atteint les cordes vocales, puis on les franchit pour accéder à la trachée et aux bronches. Une anesthésie locale est administrée progressivement, des zones les plus externes aux plus profondes.

Procédures pouvant être réalisées au moyen du bronchoscope

Une fois la zone à traiter localisée, il est possible de réaliser certains gestes complémentaires qui aident le médecin à compléter le diagnostic :

  • Biopsie bronchique : il s’agit de prélever, à l’aide d’une pince, un échantillon de la paroi bronchique pour son analyse ultérieure.
  • Biopsie transbronchique : un prélèvement de tissu pulmonaire est obtenu à travers la bronche. Elle est principalement réalisée pour l’étude de certaines maladies dites interstitielles (fibroses pulmonaires) ou de nodules pulmonaires. Elle est fréquemment pratiquée sous contrôle radiologique simultané.
  • Ponction transbronchique ou transtrachéale : des ganglions ou formations situés à proximité de la bronche ou de la trachée sont ponctionnés à l’aide d’une petite aiguille.
  • Aspiration bronchique : des sécrétions provenant de la bronche sont aspirées pour l’examen des cellules bronchiques ou la recherche de germes, principalement la tuberculose.
  • Lavage broncho-alvéolaire : il consiste à instiller du sérum dans une bronche en une quantité variable (80 à 150 ml) puis à l’aspirer afin de recueillir des échantillons provenant des alvéoles. L’analyse du liquide recueilli est utile pour le diagnostic de tumeurs, de maladies interstitielles, de maladies infectieuses, etc., ainsi que pour des travaux de recherche.
  • Brossage bronchique : il est réalisé à l’aide d’une petite brosse permettant de recueillir des échantillons de la muqueuse bronchique. Son but est d’analyser les cellules de la muqueuse afin d’écarter la présence de tumeurs ou de les cultiver pour le diagnostic de pneumonies particulièrement graves ou résistantes au traitement instauré.

Précautions relatives à la bronchoscopie

  • Lorsque l’on a utilisé une anesthésie locale au niveau des voies respiratoires, le réflexe normal de la toux et de la déglutition peut mettre 1 à 2 heures à revenir, et il ne faut ni manger ni boire avant deux heures.
  • Des sédatifs sont habituellement administrés avant l’examen, il est donc recommandé de ne pas conduire avant plusieurs heures après la procédure.
  • En fonction des gestes réalisés, le bronchoscopiste indiquera la nécessité d’effectuer une radiographie thoracique ou de surveiller un éventuel saignement après les biopsies.
  • Il est normal d’expectorier une petite quantité de sang pendant les 1 à 2 jours suivants. Si un autre problème apparaît ou si le saignement est plus important, il faut contacter le médecin qui a réalisé l’examen. Des complications graves surviennent rarement.

Où la réalisons-nous ?

Le Département de Pneumologie
de la Clínica Universidad de Navarra

Spécialisé dans le tabagisme et les maladies causées par le tabac, le Département dispose de plus de 15 ans d'expérience dans les programmes de sevrage tabagique et de dépistage précoce du cancer du poumon.

Les spécialistes du Département ont reçu une formation dans des centres de pointe à travers le monde, y compris aux États-Unis, et possèdent une vaste expérience dans le diagnostic et le traitement de l'ensemble des maladies respiratoires, qu'elles soient fréquentes ou plus rares.

Imagen de la fachada de consultas de la sede en Pamplona de la Clínica Universidad de Navarra

Pourquoi à la Clinique ?

  • Soins cliniques de pointe avec une importante activité de recherche et d’enseignement.
  • Équipe infirmière spécialisée.
  • Nous travaillons de manière conjointe avec l’Unité du Sommeil et l’Unité du Cancer du Poumon.