Biopsie hépatique
« Nous disposons de plusieurs techniques de biopsie permettant d’obtenir un échantillon de tissu hépatique à analyser. La réalisation d’une biopsie ne signifie pas nécessairement que le patient soit atteint d’un cancer. »
DR. JOSÉ IGNACIO HERRERO SANTOS SPÉCIALISTE. UNITÉ D’HÉPATOLOGIE

Qu’est-ce qu’une biopsie hépatique ? Techniques.
La biopsie hépatique consiste à prélever un échantillon de tissu hépatique en vue de son examen microscopique.
Elle est réalisée par ponction du foie à l’aide d’une aiguille permettant d’obtenir, par aspiration ou par section, un petit fragment de tissu hépatique.
Il existe différentes techniques :
- Biopsie hépatique percutanée à l’aveugle : il s’agit de la technique la plus courante. Après une échographie abdominale permettant d’identifier le foie et d’écarter la présence de lésions intra-hépatiques contre-indiquant la procédure (lésions vasculaires, etc.), la ponction est effectuée.
- Biopsie hépatique sous contrôle radiologique : dans cette technique, la ponction est réalisée sous contrôle radiologique continu (principalement échographique) guidant l’aiguille pendant l’intervention. Elle permet de cibler précisément la zone à prélever et est particulièrement indiquée lorsqu’il s’agit de ponctionner une lésion intra-hépatique, lorsque le foie est de petite taille ou lorsqu’il existe des zones à éviter (hémangiomes, vésicule intra-hépatique, interposition intestinale, etc.).
- Biopsie hépatique par laparoscopie : contrairement aux techniques précédentes, elle permet de visualiser directement le foie et d’assurer un contrôle hémostatique immédiat en cas d’hémorragie.
- Biopsie hépatique par voie transjugulaire : il est possible d’accéder au foie par la veine jugulaire. Après introduction d’un cathéter par cette voie veineuse, on atteint la veine hépatique droite, qui peut être ponctionnée afin d’obtenir un échantillon de tissu hépatique. Bien que le rendement diagnostique soit inférieur, cette technique est indiquée lorsque la coagulation est altérée et qu’il existe un risque élevé d’hémorragie.

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Quand la biopsie hépatique est-elle indiquée ?
Avec la biopsie hépatique, nous pouvons :
- Connaître le degré de lésion d’une maladie hépatique chronique connue. Par exemple, déterminer le degré d’inflammation chez un patient atteint d’hépatite virale ou d’hépatite alcoolique.
- Établir le diagnostic chez un patient présentant une altération biochimique chronique des tests hépatiques et dont le diagnostic n’a pas été obtenu au moyen d’autres examens analytiques, radiologiques et/ou endoscopiques.
- Connaître la nature d’une lésion intrahépatique non définie par d’autres examens.
- Étudier un patient présentant une fièvre d’origine inconnue.
- Évaluer le degré de lésion hépatique induite par des médicaments.
- Quantifier la concentration hépatique en fer et/ou en cuivre.
- Écarter un processus infiltratif dans l’étude d’une hépatomégalie.
Maladies pour lesquelles des biopsies hépatiques sont demandées :
- Cirrhose hépatique
- Hépatites virales
- Hépatocarcinome
- Hépatopathie alcoolique
Présentez-vous l’une de ces maladies ?
Il se peut qu’une biopsie hépatique soit nécessaire
Comment la biopsie hépatique est-elle réalisée ?
Réalisation de la biopsie hépatique
Habituellement, la biopsie hépatique est réalisée dans le cadre d’une hospitalisation de 24 heures. Avant la biopsie percutanée, avec ou sans contrôle radiologique, la peau est nettoyée avec une solution iodée antiseptique et un anesthésique local est administré.
Lorsque l’effet anesthésique est obtenue, et pendant que le patient retient sa respiration pour éviter des lésions au foie, la ponction est réalisée avec une aiguille qui obtient, par aspiration ou par section, un petit fragment de foie.
Avant la réalisation d’une biopsie hépatique, un bilan analytique sera effectué, comprenant une numération sanguine et une étude de la coagulation afin de diminuer le risque d’hémorragie. Le jour de l’examen, le patient doit rester à jeun.
De même, si le patient est traité par antiagrégants, anticoagulants ou anti-inflammatoires, ceux-ci doivent être interrompus quelques jours avant la réalisation de la biopsie.
Soins après la biopsie hépatique
Après la réalisation de la biopsie hépatique, le patient doit rester allongé, au repos et appuyé sur la zone de la biopsie afin d’assurer une compression locale pendant les 4 à 6 premières heures, qui sont celles présentant le risque le plus élevé de saignement.
Pendant cette période, la tension artérielle et la fréquence cardiaque doivent être contrôlées régulièrement.
Après ces premières heures, le patient doit rester au lit jusqu’à compléter 24 heures. Il peut ensuite sortir et reprendre une vie normale.
Complications possibles après la biopsie hépatique
La biopsie hépatique, bien qu’il s’agisse d’une technique de réalisation fiable, peut présenter des complications. Les complications mineures incluent la douleur au niveau de la zone de la biopsie et la syncope vasovagale. Ce sont les plus fréquentes et elles sont facilement contrôlables.
Les complications majeures sont moins fréquentes et comprennent :
- Hémorragie. Il s’agit de la complication grave la plus fréquente, avec une incidence comprise entre 1,7 % et 0,062 %.
- Ponction d’autres organes. C’est la deuxième complication par ordre de fréquence. La ponction du poumon, qui se manifeste par un pneumothorax, survient avec une fréquence comprise entre 0,55 % et 0,35 %. La ponction d’autres organes comme le rein, le côlon et, exceptionnellement, le pancréas, les glandes surrénales et l’intestin grêle a également été décrite. La plupart de ces ponctions sont totalement asymptomatiques.
- Péritonite biliaire. Sa fréquence est de 0,22 % et elle est due à la ponction d’un canal biliaire intra-hépatique, des voies biliaires extra-hépatiques ou de la vésicule biliaire.
- Fistules artérioveineuses. Elles surviennent lorsque la ponction atteint des branches de l’artère hépatique et des veines. Elles sont généralement asymptomatiques et tendent à se fermer avec le temps.
- Infection. La bactériémie secondaire est relativement fréquente, surtout chez les patients présentant une cholangite. L’apparition d’un sepsis est plus rare.
- Dissémination tumorale. Très peu fréquente, et toujours secondaire à la ponction de processus tumoraux.
Où la réalisons-nous ?
L'Unité d'Hépatologie
de la Clínica Universidad de Navarra
Pionniers dans l'application de la thérapie génique au traitement des tumeurs du foie et des maladies métaboliques héréditaires, nous possédons une vaste expérience dans le diagnostic et le traitement des hépatites virales ainsi que dans le traitement du cancer hépatique au moyen de systèmes de radioembolisation par microsphères d'yttrium-90.
La Clínica est à l'avant-garde en Espagne dans la réalisation de greffes de foie entre vivants.
Maladies que nous traitons
Traitements que nous réalisons
- Embolisation artérielle hépatique
- Embolisation splénique partielle
- Étude génétique en hépatologie
- Radiofréquence hépatique
- Radioembolisation hépatique
- Résection hépatique
- Transplantation hépatique

Pourquoi à la Clinique ?
- Équipe de professionnels hautement spécialisés avec une expérience de plus de 25 ans.
- Équipe infirmière spécialisée dans les maladies hépatiques.
- Importante activité de recherche sur les mécanismes moléculaires à l'origine de certaines de ces maladies.