Rougeur faciale
« À la Clinique, nous avons mis au point un traitement alternatif consistant en l’application de radiofréquence percutanée, sous contrôle radiologique, destinée à interrompre les influx nerveux responsables de la transpiration. »
DR. AGUSTÍN ESPAÑA ALONSO
DIRECTEUR. DÉPARTEMENT DE DERMATOLOGIE

Qu’est-ce que la rougeur faciale ?
La rougeur faciale est une réaction physiologique naturelle et quotidienne que toute personne peut éprouver à un moment donné de sa vie. Elle est déclenchée par des situations qui activent notre système d’alerte ou survient en réponse à des stimuli physiques ou psychologiques.
Le problème apparaît lorsque cette réaction de rougissement devient excessive en intensité ou en fréquence, ou lorsqu’elle se manifeste sans qu’il y ait de stimulus externe identifiable.
Dans ce cas, on parle de rougeur faciale pathologique, un problème sérieux pouvant entraîner chez la personne concernée une limitation marquée de sa vie sociale ou professionnelle, avec le mal-être psychologique qui en découle.
Le fait que la rougeur ne puisse pas être contrôlée volontairement, ou qu’elle puisse apparaître sans raison apparente, parfois simplement à la suite d’une pensée et aux moments les moins opportuns, conduit souvent la personne à développer une peur ou une phobie de rougir, appelée éreutophobie, dans laquelle la seule idée de rougir déclenche la réaction de rougeur elle-même.

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Quels sont les symptômes de la rougeur faciale ?
Dans de nombreux cas, la phobie de rougir, tout comme l’hyperhidrose, est un symptôme supplémentaire de ce que l’on appelle la phobie sociale, un trouble anxieux caractérisé par une peur persistante des situations sociales ou des prises de parole en public, dans lesquelles la personne craint d’agir de manière humiliante ou embarrassante.
En plus de ces symptômes (rougeur et hyperhidrose), les patients présentent souvent d’autres symptômes physiques dans les situations de relation sociale, tels que des palpitations ou des tremblements, et il est fréquent qu’ils présentent des déficits dans les habiletés sociales, avec une tendance à éviter les situations de relation sociale et à s’isoler, ainsi qu’une estime de soi altérée.
Dans ce contexte psychopathologique, le problème réside généralement dans l’importance que le patient accorde au symptôme (la rougeur, l’hypersudation…), l’attention excessive qu’il porte à ses sensations internes et les attributions ou interprétations qu’il en fait.
Les symptômes les plus fréquents sont :
- Anxiété.
- Rougeur faciale.
- Sudation profuse.
Présentez-vous certains de ces symptômes ?
Il est possible que vous présentiez un problème de rougeur faciale.
Facteurs déclenchants
Les facteurs qui déclenchent la rougeur sont les mêmes que ceux qui provoquent l’hyperhidrose (sudation excessive d’une zone du corps) au niveau des mains ou des aisselles.
Il s’agit en général de situations générant du stress pour la personne, habituellement liées à des contextes sociaux (parler en public, peur d’être observé ou de rester en compagnie d’autres personnes…) ; il est très rare que la peur de rougir apparaisse lorsque l’on se trouve seul.
Comment diagnostique-t-on la rougeur faciale ?
Le diagnostic de la rougeur faciale commence par une évaluation dermatologique et psychologique.
C’est le spécialiste en dermatologie qui évalue le patient. Étant donné qu’il s’agit d’une pathologie aux symptômes très caractéristiques, il n’est pas nécessaire de réaliser d’examens complémentaires.
Comment traite-t-on la rougeur faciale ?
L’approche proposée est de type multidisciplinaire, avec la participation de spécialistes en dermatologie, en psychologie clinique et en chirurgie thoracique, qui analysent les caractéristiques individuelles du patient et du problème qu’il présente avant de proposer le traitement à suivre.
Du point de vue psychologique, le travail porte sur les pensées et les attributions ou interprétations que le patient fait de ses symptômes afin de remettre en question ses croyances erronées, car ces croyances influencent l’intensité des symptômes. On lui enseigne des techniques de gestion et de contrôle de l’anxiété et l’on met en place un programme d’exposition progressive aux situations redoutées.
Si les traitements dermatologiques et psychologiques n’apportent pas les résultats souhaités, une prise en charge psychiatrique avec traitement psychopharmacologique est envisagée et, dans les cas les plus sévères où le traitement psychiatrique n’est pas non plus satisfaisant, la possibilité d’un traitement chirurgical est étudiée.
La chirurgie est considérée comme la dernière option dans la prise en charge thérapeutique de ces patients. Il convient d’abord d’essayer de contrôler la maladie sur le plan médical et psychologique. Les cas qui ne répondent pas bien à ces traitements peuvent être candidats à une intervention chirurgicale.
L’intervention est réalisée sous anesthésie générale et consiste à pratiquer une incision d’environ 2 cm de chaque côté du thorax, par laquelle une optique est introduite pour localiser la chaîne sympathique ganglionnaire thoracique. Il s’agit de la voie nerveuse par laquelle sont transmis les influx responsables de la rougeur faciale.
Une fois cette chaîne localisée, elle est sectionnée à un niveau déterminé, à hauteur du deuxième ganglion sympathique thoracique. De cette manière, les influx nerveux cessent de se transmettre par cette chaîne et, par conséquent, la rougeur faciale est freinée.
L’intervention nécessite une hospitalisation de 24 heures et, au bout d’une semaine, le patient reprend généralement sa vie normale.
L’effet indésirable principal est la sudation compensatrice. Elle apparaît chez les sujets qui, en plus de la rougeur, présentent une hypersudation du visage, des mains ou des aisselles. On observe alors une augmentation de la sudation dans des zones qui ne transpiraient pas auparavant, comme le tronc ou l’aine. Dans la majorité des cas, elle est légère et bien tolérée.
Environ 80 % des patients déclarent une amélioration de leur qualité de vie après l’intervention.
Cela signifie qu’ils constatent une diminution de l’intensité de la rougeur faciale ou une disparition complète de celle-ci, ce qui leur permet d’améliorer leur vie personnelle et sociale.
Il est recommandé d’évaluer le patient un mois, six mois et un an après l’intervention, afin d’étudier de manière adéquate le bénéfice psychologique et social que l’intervention a pu lui apporter.
Le Département de Dermatologie
de la Clínica Universidad de Navarra
Le Département de Dermatologie de la Clínica Universidad de Navarra possède une vaste expérience dans le diagnostic et le traitement des maladies dermatologiques.
Nous disposons d’une grande expérience dans les traitements chirurgicaux de haute précision, tels que la chirurgie de Mohs. Cette procédure requiert un personnel hautement spécialisé.
Nous disposons des dernières technologies pour le traitement dermo-esthétique des lésions cutanées, avec pour objectif d’obtenir les meilleurs résultats pour nos patients.
Maladies que nous traitons

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