Anaphylaxie

Merco Salud 2025 Image du label de reconnaissance des allergies. Clinique de l'université de Navarre

Qu’est-ce que l’anaphylaxie ?

L’anaphylaxie est une réaction allergique aiguë, systémique et grave.

  • Allergique : il s’agit d’une réaction d’hypersensibilité immédiate de type I, au cours de laquelle les cellules du système immunitaire (mastocytes et basophiles), lorsqu’elles sont exposées à l’allergène, libèrent des médiateurs (tels que la tryptase et l’histamine) responsables des symptômes.
  • Aiguë : début très rapide (en quelques minutes ou quelques heures) après l’exposition à l’allergène.
  • Systémique : atteinte généralisée touchant au moins deux organes.
  • Grave : potentiellement mortelle.

L’anaphylaxie est-elle fréquente ?

Malgré la forte incidence des maladies allergiques, ce tableau reste très rare. Les données sur sa fréquence sont limitées, mais on estime qu’elle touche entre 3,2 et 30 personnes pour 100 000 habitants par an, avec une mortalité comprise entre 0,05 % et 2 % des réactions graves.

Après un premier épisode d’anaphylaxie, le risque de récidive peut atteindre 20 %. C’est pourquoi il est essentiel de consulter un médecin spécialiste en allergologie afin d’identifier la cause et de mettre en place des mesures d’éviction ou un traitement spécifique à l’avenir.

Imagen del icono de la consulta de Segunda Opinión. Clínica Universidad de Navarra

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Quels sont les symptômes de l’anaphylaxie ?

Il faut suspecter une anaphylaxie lorsque apparaissent rapidement (en quelques minutes ou quelques heures) des symptômes progressifs touchant la peau et/ou les muqueuses (prurit, rougeur généralisée, plaques urticariennes, gonflement des lèvres/paupières) et qu’ils s’accompagnent en même temps de symptômes d’au moins un autre appareil : respiratoire (dyspnée, sifflements thoraciques, sensation de gonflement de la gorge, enrouement), cardiovasculaire (palpitations, chute de la tension artérielle, somnolence, confusion, vertiges, perte de connaissance) ou digestif (vomissements, nausées).

Dans certaines anaphylaxies graves, il peut ne pas y avoir d’atteinte cutanée. Lorsqu’il existe une atteinte cardiovasculaire avec hypotension, on parle de choc anaphylactique.

Présentez-vous l’un de ces symptômes ?

Vous avez peut-être présenté un choc anaphylactique

Quelles sont les causes de l’anaphylaxie ?

Les causes les plus fréquentes d’anaphylaxie sont les aliments, les médicaments, les piqûres d’insectes (principalement les hyménoptères : guêpes et abeilles) et les facteurs physiques. Elles varient selon l’âge : les aliments sont la cause la plus fréquente chez l’enfant et les médicaments chez l’adulte. En ce qui concerne les hyménoptères, il existe de grandes variations en fonction du degré d’exposition dans les différentes régions géographiques.

Le latex constitue une cause à prendre en compte en milieu hospitalier. Une autre cause à considérer en Espagne est l’allergie à Anisakis simplex (parasite du poisson), présente jusqu’à 11,3 % des cas d’anaphylaxie.

Dans le cas de l’allergie alimentaire, il faut tenir compte du « facteur cofacteur », c’est-à-dire la capacité de divers facteurs (menstruation, alcool, exercice physique, AINS, infections, fièvre…) à majorer la gravité de la réaction.

Comment diagnostique-t-on l’anaphylaxie ?

Realización de una prueba cutánea para el diagnóstico de alergias.<br/><br/><br/>

Le diagnostic d’anaphylaxie est essentiellement clinique, en raison de l’installation rapide et de la progression de symptômes caractéristiques touchant la peau et/ou les muqueuses et d’autres organes/appareils (respiratoire, digestif, cardiovasculaire). Toutefois, en l’absence de manifestations cutanées, ou lorsqu’il survient un collapsus vasculaire isolé, l’anaphylaxie peut être confondue avec d’autres maladies.

En cas de suspicion d’anaphylaxie, il convient de demander un bilan incluant des dosages sériés de tryptase (de manière analogue aux courbes d’enzymes cardiaques en cas de suspicion d’infarctus du myocarde). La première prise de sang est réalisée après l’instauration du traitement, la deuxième à 2 heures et une troisième au moins 24 heures plus tard. Une élévation significative confirmera l’anaphylaxie, bien que des valeurs normales ne l’excluent pas, en particulier dans les cas d’anaphylaxie alimentaire.

Le diagnostic différentiel de l’anaphylaxie implique de considérer toutes les autres causes d’obstruction respiratoire et de collapsus vasculaire, notamment l’embolie pulmonaire, les troubles du rythme cardiaque, le tamponnade cardiaque, l’infarctus aigu du myocarde, etc.

Chez l’enfant, il faut envisager des situations graves comme le choc septique (fièvre, exanthème purpurique, pâleur généralisée) ou d’autres situations moins graves telles que l’hypotonie post-crise de larmes ou les crises convulsives hypotonique.
 

Comment traite-t-on l’anaphylaxie ?

L’anaphylaxie est une urgence médicale qui requiert un traitement immédiat

Le traitement du choc anaphylactique vise principalement à stabiliser le patient et à prévenir d’éventuelles complications graves. Voici le détail des différentes mesures à prendre pour faire face à cette urgence médicale.

Mesures d’urgence et prise en charge médicale immédiate

En cas de suspicion d’anaphylaxie, il est essentiel de solliciter immédiatement une prise en charge médicale d’urgence. En attendant l’arrivée de l’équipe médicale, on mettra en œuvre les premières mesures de soutien de base : vérifier la voie aérienne (retirer un objet/aliment en cas d’étouffement), puis installer le patient en position latérale horizontale (pour éviter les fausses routes en cas de vomissements) avec les jambes surélevées (pour favoriser le retour veineux en cas de malaise ou de perte de connaissance).

Administration d’adrénaline

L’adrénaline est le médicament de choix pour le traitement immédiat du choc anaphylactique. Elle est administrée par injection intramusculaire dans la face antérolatérale de la cuisse et agit rapidement pour stabiliser les symptômes. En l’absence d’amélioration après 5 minutes, une deuxième dose d’adrénaline doit être administrée (cela survient dans 10 % des cas), seuls 2 % nécessitent plus de deux doses.

Il est important d’avoir toujours sur soi deux auto-injecteurs d’adrénaline en cas de réaction anaphylactique, d’être régulièrement entraîné à leur utilisation et d’en vérifier périodiquement la date de péremption.

Les effets indésirables de l’adrénaline sont peu fréquents et généralement non graves chez la plupart des personnes, alors que le risque vital lié à une anaphylaxie est élevé ; c’est pourquoi l’administration d’adrénaline est recommandée en cas de doute.

Lorsqu’une réaction anaphylactique survient, il faut toujours se rendre dans un service d’urgences médicales après l’utilisation d’un auto-injecteur d’adrénaline. Rappelez-vous que le stylo d’adrénaline ne remplace pas la prise en charge médicale urgente.

Médicaments et traitements complémentaires

En plus de l’administration d’adrénaline, d’autres médicaments peuvent être utilisés comme traitement de seconde ligne du choc anaphylactique. Ils peuvent inclure des antihistaminiques, particulièrement indiqués pour traiter les manifestations cutanées, et des corticoïdes pour raccourcir des réactions prolongées, même si leur efficacité pour prévenir les réactions biphasiques est discutée.

Par ailleurs, dans certains cas, des traitements complémentaires peuvent être utilisés, tels que la nébulisation de sérum physiologique pour améliorer la fonction respiratoire et l’utilisation de bronchodilatateurs pour faciliter la respiration. Il est toutefois important de souligner que ces traitements complémentaires doivent être prescrits par un médecin spécialiste. Dans les cas très graves, il peut être nécessaire de recourir à des drogues vasopressives ou à un défibrillateur et à un transfert en unité de soins intensifs.

Les personnes à risque d’anaphylaxie ainsi que leur entourage (famille, collègues de travail, etc.) devraient être formés à reconnaître précocement les signes d’anaphylaxie afin de pouvoir initier le traitement sans attendre l’arrivée des services d’urgence.

À cette fin, elles doivent recevoir une éducation et un entraînement à l’utilisation de leur auto-injecteur d’adrénaline. Il est important de s’exercer régulièrement avec un dispositif d’entraînement adapté, afin de savoir comment agir en situation d’urgence.

Anaphylaxie biphasique

L’anaphylaxie biphasique correspond à une récidive ou à l’apparition de nouveaux symptômes après l’épisode initial, sans nouvelle exposition à l’agent causal. Elle survient dans 4 à 4,5 % des réactions anaphylactiques. Après un épisode d’anaphylaxie, il faut rester en observation aux urgences pendant au moins 6 à 8 heures.

Un délai supérieur à 60 minutes entre le début des symptômes et l’administration de la première dose d’adrénaline, ainsi que la nécessité de plus d’une dose pour contrôler l’anaphylaxie initiale, sont des facteurs prédictifs de réaction biphasique.

Que dois-je faire après une anaphylaxie ?

Une fois l’épisode résolu, il convient de demander une consultation prioritaire en Allergologie. Le bilan sera réalisé sur la base d’une anamnèse ciblée et de tests diagnostiques (tests cutanés, examens de laboratoire, tests de provocation contrôlée).

Il est très important d’essayer de se rappeler toutes les circonstances dans lesquelles l’anaphylaxie s’est produite, car ces informations sont essentielles pour que votre allergologue puisse orienter les investigations et tenter d’identifier la cause de la réaction.

La première question sera de savoir si vous avez une allergie connue et si vous avez été exposé à cet allergène. Si le déclencheur de la réaction n’a pas été identifié sur le moment, on vous interrogera de façon exhaustive sur l’heure de survenue, la prise éventuelle d’aliments ou de médicaments dans les heures précédentes, la consommation d’alcool, la pratique d’un exercice physique, la présence de menstruations, de fièvre ou d’une infection, ou encore la possibilité d’une piqûre d’abeille ou de guêpe.

Lors de cette consultation d’Allergologie, des recommandations précises de mesures d’éviction de l’allergène, s’il a été identifié, vous seront données, un « kit d’urgence » vous sera prescrit et vous serez formé à l’utilisation de l’auto-injecteur d’adrénaline.

En cas d’allergie au venin d’hyménoptères, une vaccination spécifique hautement efficace vous sera proposée. Dans les cas d’anaphylaxie où aucun agent causal ne peut être identifié (anaphylaxie idiopathique), en particulier lorsqu’elle est récidivante, il faut rechercher un syndrome d’activation mastocytaire et, dans certains cas spécifiques, une mastocytose systémique.

Où se fait-on soigner ?

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Département d'Allergologie
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