Goitre
« Très souvent, le seul symptôme du goitre est l’apparition d’une masse dans la région antérieure du cou. »
DR. JUAN CARLOS GALOFRÉ FERRATER
SPÉCIALISTE. AIRE DE PATHOLOGIE THYROÏDIENNE

Qu’est-ce que le goitre ?
Le terme goitre désigne une augmentation du volume de la glande thyroïde.
Selon ses caractéristiques, le goitre peut être diffus, c’est-à-dire lié à une augmentation globale et régulière de la glande, ou nodulaire, lorsqu’il existe des augmentations focales du volume thyroïdien, entraînant le développement de nodules.
En fonction de la production hormonale du goitre, on peut le classer comme normofonctionnel (hormones thyroïdiennes normales), hypofonctionnel (hormones thyroïdiennes basses) ou hyperfonctionnel (hormones thyroïdiennes élevées).
La fonction de la thyroïde consiste à produire des hormones thyroïdiennes (T4 et T3), absolument nécessaires au déroulement normal des réactions métaboliques et des fonctions de l’organisme en général.
Avec un traitement adapté, cette maladie ne provoque pas de problèmes majeurs.

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Quels sont les symptômes du goitre ?
Très souvent, le seul symptôme provoqué par le goitre est l’apparition d’une masse dans la région antérieure du cou.
La tendance naturelle est à une croissance lente. Lorsque l’augmentation de volume est importante, elle peut entraîner des symptômes compressifs par déplacement et pression sur les structures voisines, comme la trachée, l’œsophage ou le nerf récurrent, ce qui provoquera respectivement une difficulté respiratoire, des troubles de la déglutition ou une aphonie.
Outre les symptômes compressifs, les manifestations qu’il peut provoquer sont en rapport avec les éventuelles altérations associées de la fonction thyroïdienne, comme l’hyperthyroïdie (nervosité, palpitations, fatigue, perte de poids, entre autres) ou l’hypothyroïdie (intolérance au froid, fatigue, somnolence, sécheresse cutanée...).
Les symptômes les plus fréquents sont :
- Masse dans la région antérieure du cou.
- Difficulté de déglutition.
- Difficulté respiratoire.
- Aphonie.
Présentez-vous certains de ces symptômes ?
Il se peut que vous présentiez un goitre
Quelles sont les causes du goitre ?
Un pourcentage très élevé de goitres évoluent sans altération des hormones thyroïdiennes. Ils sont souvent dus à la formation de kystes ou à une augmentation de la production d’un liquide appelé colloïde, qui se trouve entre les cellules thyroïdiennes regroupées en follicules.
Dans d’autres cas, se développent des nodules kystiques, hémorragiques ou solides, dus à des proliférations focales du tissu thyroïdien.
Lorsque surviennent des déficiences enzymatiques dans la synthèse des hormones thyroïdiennes (goitres dyshormonogéniques) ou un apport alimentaire prolongément insuffisant en iode (goitre endémique), la diminution de la fonction thyroïdienne induit une augmentation de la TSH, qui entraîne une augmentation du volume glandulaire afin de rétablir la fonction thyroïdienne, objectif qui n’est pas toujours atteint.
Dans la grande majorité des cas d’hyperthyroïdie, il existe un goitre, car pour qu’il y ait une production accrue d’hormones thyroïdiennes, il est nécessaire que la glande soit de plus grande taille et possède une capacité synthétique plus importante.
Dans la maladie de Basedow-Graves (hyperthyroïdie d’origine auto-immune), le goitre est classiquement diffus.
Lorsqu’un cancer de la thyroïde se développe, la forme de présentation la plus habituelle est celle d’un nodule de consistance dure et à croissance rapide.
Qui peut en être atteint ?
Il s’agit d’une constatation très fréquente chez la femme.
Lorsque l’on a recours à l’échographie, la fréquence du goitre augmente avec l’âge jusqu’à atteindre 60 % des cas chez les femmes de plus de 60 ans. Néanmoins, il peut également survenir chez l’homme, bien que de façon moins fréquente.
Il n’est pas rare qu’on l’observe de façon transitoire chez les nouveau-nés de mères traitées pendant la grossesse par des médicaments antithyroïdiens pour hyperthyroïdie.
Son apparition est également fréquente au cours de la grossesse.
Comment diagnostique-t-on le goitre ?
Dans la grande majorité des cas de goitre, le diagnostic est réalisé par inspection et palpation par le médecin.
La réalisation d’une échographie thyroïdienne apporte habituellement des informations complémentaires liées à la fonction et à la morphologie, en particulier en ce qui concerne l’existence de nodules.
La scintigraphie thyroïdienne permet d’identifier les nodules fixants ou chauds et les nodules non fixants ou froids.
Pour compléter le diagnostic, il est nécessaire de mesurer les hormones thyroïdiennes et la TSH dans le sang afin de déterminer si la situation est normo-, hypo- ou hyperfonctionnelle.
Lorsqu’on observe des formations nodulaires, il peut être nécessaire de réaliser une ponction-aspiration à l’aiguille fine afin de connaître la structure cellulaire du nodule et d’approcher son caractère bénin ou malin.
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Comment traite-t-on le goitre ?
Nous disposons d’une Aire de pathologie thyroïdienne spécialisée dans les problèmes de la thyroïde
Les petits goitres diffus ou avec de minimes nodulations, qui sont normofonctionnels, nécessitent uniquement une surveillance périodique.
Les patients chez lesquels le goitre s’accompagne d’hypothyroïdie doivent être traités par thyroxine, ce qui peut réduire le volume du goitre.
En cas d’hyperthyroïdie, il faut la traiter de façon appropriée par médicaments antithyroïdiens, iode radioactif ou chirurgie. L’apparition d’un doute, soit en raison du résultat de la ponction-aspiration, soit du caractère rapidement évolutif, soit du développement de symptômes compressifs, impose d’envisager un traitement chirurgical, qui peut consister en une hémithyroïdectomie, une thyroïdectomie subtotale ou une thyroïdectomie totale.
S’il existe une hypo- ou une hyperthyroïdie préalable, il est essentiel de corriger la fonction thyroïdienne avant l’intervention.
Où se fait-on soigner ?
EN NAVARRE ET À MADRID
Unité de Pathologie Thyroïdienne
de la Clínica Universidad de Navarra
L’Unité de pathologie thyroïdienne est constituéE d’une équipe pluridisciplinaire de spécialistes qui travaillent conjointement afin d’offrir aux patients présentant des troubles thyroïdiens un diagnostic précis.
Après le diagnostic, le traitement le plus adapté à chaque cas est proposé au patient et un suivi continu est assuré afin d’atteindre les objectifs fixés.
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Quelles maladies traitons-nous ?

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