Thyroïdite de Hashimoto

« La cause la plus fréquente de l’hypothyroïdie est la thyroïdite de Hashimoto. »

DR. JUAN CARLOS GALOFRÉ FERRATER
SPÉCIALISTE. AIRE DE PATHOLOGIE THYROÏDIENNE

Merco Salud 2025 Endocrinology recognition seal image. Clinique Université de Navarre

Qu’est-ce que la thyroïdite de Hashimoto ?

La thyroïdite de Hashimoto est un tableau clinique qui découle d’une activité réduite de la glande thyroïde. Les hormones thyroïdiennes (T4 et T3), dont la synthèse est régulée par la TSH sécrétée par l’hypophyse, ont pour mission fondamentale de réguler les réactions métaboliques de l’organisme.

Lorsque les hormones thyroïdiennes diminuent, comme dans l’hypothyroïdie, la sécrétion de TSH augmente dans le but d’amener la thyroïde à travailler au maximum afin de rétablir le niveau normal d’hormones thyroïdiennes, objectif qui n’est pas atteint lorsque l’hypothyroïdie est installée.

Par conséquent, l’hypothyroïdie se caractérise par une diminution globale de l’activité de l’organisme qui affecte les fonctions métaboliques, neuronales, cardio-circulatoires, digestives, etc...

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Quels sont les symptômes de la thyroïdite de Hashimoto ?

L'installation est habituellement lente et progressive. Les symptômes sont liés à une diminution de l'activité fonctionnelle de tous les systèmes de l'organisme.

Les plus classiques sont la fatigue, l'intolérance au froid (personne très frileuse), l'apathie et l'indifférence, la dépression, la diminution de la mémoire et de la capacité de concentration mentale, la peau sèche, les cheveux secs et cassants, la fragilité des ongles, la pâleur cutanée, la prise de poids, la constipation persistante et une somnolence excessive.

Dans les situations extrêmes, elle peut évoluer vers l'insuffisance cardiaque, l'œdème généralisé (myxœdème), l'insuffisance respiratoire et conduire au coma myxœdémateux avec perte de connaissance, qui entraîne un taux élevé de mortalité.

Les symptômes les plus habituels sont :

  • Fatigue.
  • Intolérance au froid.
  • Apathie et indifférence.
  • Peau sèche, cheveux secs et cassants.
  • Prise de poids.
  • Diminution globale de l'activité de l'organisme.

Présentez-vous certains de ces symptômes ?

Il se peut que vous souffriez d'une thyroïdite de Hashimoto

Quelles sont les causes de la thyroïdite de Hashimoto ?

La cause la plus fréquente d'hypothyroïdie est la thyroïdite de Hashimoto, qui entraîne une destruction progressive de la thyroïde à la suite de phénomènes d'auto-immunité. C'est comme si l'organisme ne reconnaissait pas la thyroïde comme sienne et procédait à sa destruction au moyen d'anticorps produits par le système immunitaire.

Cette affection est particulièrement fréquente chez les femmes à partir de 40 ans, bien qu'elle puisse survenir à d'autres âges et chez les hommes.

Quel est son pronostic ?

Sous un traitement substitutif adéquat, la qualité et l'espérance de vie des patients hypothyroïdiens ne présentent aucune restriction.

Qui peut en souffrir ?

Comme pour le reste des maladies de la thyroïde, l'hypothyroïdie est plus fréquente chez les femmes. C'est à partir de 40-50 ans que les femmes ont tendance à développer plus fréquemment une hypothyroïdie d'origine auto-immune (thyroïdite de Hashimoto). La période du post-partum est également propice à l'apparition de ce problème.

La chirurgie de la thyroïde et l'administration d'iode radioactif représentent des situations à risque pour le développement d'une hypothyroïdie, ce qui impose un contrôle évolutif de la fonction thyroïdienne dans ces cas. Les nouveau-nés de mères hyperthyroïdiennes, qu'elles aient reçu ou non un traitement antithyroïdien pendant la grossesse, doivent être évalués dans ce sens.

Les personnes chez lesquelles on détecte des anticorps antithyroïdiens (antimicrosomaux, antithyroglobuline) ont tendance à développer avec le temps des altérations de la fonction thyroïdienne, de sorte qu'elles doivent être évaluées chroniquement de manière périodique.

Comment diagnostique-t-on la thyroïdite de Hashimoto ?

Le dosage de la TSH est le paramètre le plus sensible pour le diagnostic de l'hypothyroïdie. Son élévation indique que la fonction de la thyroïde est insuffisante. Ce phénomène se produit avant que les concentrations d'hormones thyroïdiennes dans le sang ne commencent à diminuer.

Généralement, dans l'hypothyroïdie constituée, en plus de l'élévation de la TSH, on observe une diminution de la T4. Le taux de T3 se situe fréquemment dans les limites de la normale. Le dosage de la T4 et des anticorps antithyroïdiens peut être associé si l'on souhaite savoir si la cause est due à des phénomènes d'auto-immunité.

En cas de goitre, il peut être utile de réaliser une échographie thyroïdienne.

Lorsqu'il existe une suspicion d'altérations du développement de la glande ou de déficit enzymatique, une scintigraphie thyroïdienne peut être utile. Si un diagnostic d'hypothyroïdie d'origine auto-immune est confirmé, il est habituel d'évaluer l'association d'anomalies d'autres glandes telles que les surrénales, les parathyroïdes ou les gonades.

Comment traite-t-on la thyroïdite de Hashimoto ?

Le traitement de l'hypothyroïdie consiste à compenser la production de la glande thyroïde. La façon la plus stable et la plus efficace d'y parvenir est d'administrer de la thyroxine (T4), car elle possède une longue durée d'action et se transforme en partie en T3 dans l'organisme, ce qui rend inutile le remplacement de cette dernière hormone.

Il existe des préparations commerciales contenant 50 ou 100 microgrammes par comprimé. La dose est administrée par voie orale une fois par jour à jeun. Une fois la dose adéquate établie par le médecin, les contrôles permettant l'ajustement se basent sur l'évaluation clinique et sur le dosage de la T4 et de la TSH.

Sauf rares exceptions, l'hypothyroïdie primitive constituée est une affection chronique, ce qui oblige à prendre un traitement à vie. Néanmoins, avec la dose adéquate, les patients hypothyroïdiens ne présentent aucune limitation à leurs activités.

Le coma myxœdémateux nécessite une prise en charge en unité de soins intensifs.

Où se fait-on soigner ?

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de la Clínica Universidad de Navarra

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