Démence vasculaire
« Pour éviter la progression de la démence vasculaire, il est essentiel d’identifier et de traiter les facteurs de risque cardiovasculaire tels que l’hypertension, l’hypercholestérolémie, le diabète, l’obésité ou le tabagisme. »
DR. ADOLFO JIMÉNEZ HUETE
SPÉCIALISTE. DÉPARTEMENT DE NEUROLOGIE

La démence vasculaire est la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer, représentant 15 à 20 % de l’ensemble des cas. Elle regroupe un ensemble hétérogène d’affections provoquant un déclin cognitif dû à une pathologie cérébrovasculaire.
La démence vasculaire peut survenir à la suite d’un infarctus cérébral étendu ou d’un infarctus qui, sans être de grande taille, touche des régions cérébrales stratégiques impliquées dans les processus cognitifs.
Elle peut également apparaître à la suite de la répétition de petits infarctus cérébraux qui, en s’accumulant, détériorent progressivement le tissu cérébral et les connexions entre les neurones. Dans d’autres cas, elle résulte d’une hémorragie cérébrale ou, plus rarement, de troubles héréditaires tels que le CADASIL (artériopathie cérébrale autosomique dominante avec infarctus sous-corticaux et leucoencéphalopathie).
De plus, il n’est pas rare que la démence vasculaire présente une composante neurodégénérative associée, en raison d’une maladie d’Alzheimer concomitante, à laquelle on fait référence sous le terme de démence mixte.

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Quels sont les symptômes de la démence vasculaire ?
Les symptômes de la démence vasculaire sont très variables, car ils dépendent de la localisation et de l’étendue de la lésion cérébrovasculaire.
Les symptômes les plus fréquents sont :
- Difficulté à focaliser et à maintenir l’attention.
- Diminution de la capacité de planification.
- Diminution de la vitesse de traitement de l’information.
- Troubles de la mémoire.
- Désorientation dans le temps ou dans l’espace.
- Apathie, dépression et changements de l’humeur (labilité émotionnelle).
- Irritabilité et comportements agressifs.
En plus des symptômes cognitifs et comportementaux, certains patients atteints de démence vasculaire peuvent également présenter des troubles de la marche, des difficultés à avaler ou à articuler la parole et une incontinence urinaire.
À la différence de la maladie d’Alzheimer, qui présente une détérioration progressive et régulière, l’évolution de la démence vasculaire peut être en paliers, avec des aggravations brutales, en conséquence de la survenue de nouveaux événements vasculaires cérébraux.
Présentez-vous l’un de ces symptômes ?
Il est possible que vous présentiez une démence vasculaire
Comment diagnostique-t-on la démence vasculaire ?
Le diagnostic de la démence vasculaire nécessite un entretien clinique, un examen neurologique et une évaluation cognitive détaillés.
Lors de l’entretien, il est important de rechercher l’existence de facteurs de risque vasculaire ou d’antécédents familiaux d’AVC, de maladie vasculaire ou de démence.
Il est également nécessaire de réaliser une prise de sang et des examens d’imagerie cérébrale, tels qu’une tomodensitométrie (TDM) ou, de préférence, une IRM cérébrale.
Étant donné que les symptômes de présentation peuvent être similaires à ceux de la maladie d’Alzheimer, le recours à des biomarqueurs (TEP-FDG et TEP amyloïde et/ou analyse de marqueurs de maladie d’Alzheimer dans le liquide céphalorachidien) est indiqué en cas de doute diagnostique.
Comment traite-t-on la démence vasculaire ?
Pour éviter la progression de la démence vasculaire, il est essentiel d’identifier et de traiter les facteurs de risque cardiovasculaire, tels que l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, le diabète, l’obésité ou le tabagisme.
Dans de nombreux cas, il est indiqué d’ajouter des médicaments qui empêchent la formation de caillots (antiagrégants plaquettaires, comme l’acide acétylsalicylique) ou qui préviennent les embolies cérébrales (anticoagulants).
Chez les patients présentant une démence mixte (démence vasculaire et maladie d’Alzheimer concomitante), on peut utiliser des médicaments symptomatiques connus sous le nom d’inhibiteurs de l’acétylcholinestérase (galantamine, donépézil ou rivastigmine). Dans de nombreux cas, il est également nécessaire d’associer d’autres médicaments (par ex. des antidépresseurs) pour le contrôle des symptômes comportementaux.
Par ailleurs, plusieurs études soutiennent les effets bénéfiques de la pratique régulière d’un exercice physique et, comme pour les autres types de démence, de la stimulation cognitive.
Où se fait-on soigner ?
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