Anémie

« Bien que, dans notre environnement, l’anémie soit le plus souvent due à une carence en fer (ferropénie), il est indispensable d’en identifier correctement la cause afin de pouvoir la traiter de manière appropriée. »

DR. RAMÓN LECUMBERRI VILLAMEDIANA
CODIRECTEUR. SERVICE D’HÉMATOLOGIE ET D’HÉMOTHÉRAPIE

Merco Salud 2025 Image du label de reconnaissance en hématologie. Clinique universitaire de Navarre

Qu’est-ce que l’anémie ?

L’anémie est une maladie caractérisée par une diminution du nombre de globules rouges ou de la concentration en hémoglobine dans le sang.

L’hémoglobine est une protéine présente dans les globules rouges qui transporte l’oxygène des poumons vers le reste du corps. Lorsqu’il y a une carence en globules rouges ou en hémoglobine, l’organisme ne reçoit pas suffisamment d’oxygène, ce qui peut entraîner divers symptômes et complications.

L’anémie peut être la manifestation d’une maladie hématologique ou secondaire à de nombreuses autres pathologies ; il est donc important d’identifier le type d’anémie et d’en évaluer les causes possibles.

Certains types d’anémie peuvent être graves, chroniques et même potentiellement mortels s’ils ne sont pas diagnostiqués et traités à temps.

Imagen del icono de la consulta de Segunda Opinión. Clínica Universidad de Navarra

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Quels sont les symptômes de l’anémie ?

Quels sont les symptômes les plus fréquents de l’anémie ?

Fatigue et faiblesse

La fatigue et la faiblesse sont les symptômes les plus courants de l’anémie. Comme l’hémoglobine des globules rouges est responsable du transport de l’oxygène vers toutes les parties du corps, une diminution de leur nombre ou de leur fonctionnement peut entraîner une sensation de fatigue persistante. Celle-ci peut s’accompagner de faiblesse, d’une diminution de la capacité à réaliser des activités physiques et d’une sensation d’épuisement.

Pâleur

La pâleur, en particulier au niveau des gencives, des ongles et de la face interne des paupières, est un signe fréquemment observé chez les personnes anémiées. La diminution de la quantité d’hémoglobine, le pigment qui donne sa couleur au sang, peut se traduire par une coloration pâle ou blanchâtre de zones habituellement rouges ou rosées.

Dyspnée et tachycardie

La dyspnée, ou difficulté à respirer, et la tachycardie, c’est-à-dire l’accélération du rythme cardiaque, peuvent être des signes d’anémie. Pour compenser la baisse de l’apport en oxygène, l’organisme peut augmenter la fréquence respiratoire et cardiaque afin d’assurer une oxygénation adéquate des tissus.

Autres symptômes

D’autres manifestations pouvant évoquer une anémie sont les vertiges, les céphalées, l’intolérance au froid, les troubles de l’appétit et la perte de poids. Dans certains cas, des symptômes spécifiques de la cause sous-jacente de l’anémie peuvent être présents.

L’anémie peut s’installer de façon aiguë ou chronique, et la symptomatologie varie en fonction, précisément, de la rapidité de son apparition.

L’anémie légère se manifeste d’abord par une diminution de la tolérance à l’effort, accompagnée de tachycardie et de dyspnée d’effort.

Si l’anémie devient plus sévère, ces symptômes s’accentuent et apparaissent lors d’efforts minimes, voire au repos, s’associant à une fatigue extrême.

Le patient peut présenter une pâleur cutanéo-muqueuse marquée. Des céphalées peuvent survenir et, chez les patients porteurs d’une cardiopathie, une angine de poitrine peut être déclenchée.

Cependant, dans les anémies qui se développent sur une très longue période, l’organisme parvient à s’adapter et le patient peut présenter très peu, voire aucun symptôme, en particulier s’il ne pratique pas d’activité physique régulière.

Lorsque l’anémie s’installe de façon très brutale, comme lors d’hémorragies aiguës, les symptômes sont surtout liés à la perte de volume sanguin intravasculaire : différents degrés de collapsus vasculaire peuvent apparaître, associés à une pâleur intense, une sudation profuse, une tachycardie et une hypotension artérielle, mettant potentiellement en jeu le pronostic vital.

Présentez-vous certains de ces symptômes ?

Vous souffrez peut-être d’anémie

Quels sont les types d’anémie ?

Anémie ferriprive

Il s’agit de la forme la plus fréquente d’anémie, causée par un déficit en fer. Le fer est essentiel à la synthèse de l’hémoglobine, protéine des globules rouges qui transporte l’oxygène vers les tissus. Les causes habituelles d’anémie ferriprive sont une alimentation pauvre en fer, une malabsorption, la grossesse, les périodes de croissance chez l’enfant et les pertes sanguines liées aux menstruations ou à des hémorragies internes.

Anémie mégaloblastique

Ce type d’anémie survient en cas de carence en vitamine B12 ou en acide folique, ce qui entraîne la production de globules rouges de grande taille, anormaux et inefficaces. Elle peut être due à une alimentation carencée, à une mauvaise absorption de ces vitamines ou à certaines maladies auto-immunes.

Anémie hémolytique

L’anémie hémolytique regroupe un ensemble d’affections dans lesquelles les globules rouges sont détruits plus rapidement que la moelle osseuse ne peut les renouveler. Les causes peuvent être génétiques, comme dans la sphérocytose héréditaire ou la drépanocytose, ou acquises, comme dans les anémies hémolytiques auto-immunes.

Anémie aplasique

Il s’agit d’une affection rare mais grave au cours de laquelle la moelle osseuse n’est plus capable de produire une quantité suffisante de globules rouges. Elle peut résulter de différents facteurs, notamment certains médicaments, la radiothérapie, la chimiothérapie ou des maladies auto-immunes. L’anémie aplasique peut engager le pronostic vital et nécessite une prise en charge urgente.

Anémie des maladies chroniques

Ce type d’anémie survient chez des patients présentant des pathologies évoluant depuis plus d’un mois, telles que l’infection par le VIH, le lupus, la polyarthrite rhumatoïde, l’insuffisance rénale ou certains cancers. Ces situations peuvent altérer la production de globules rouges et entraîner une anémie.

Quelles sont les causes de l’anémie ?

Le nombre de globules rouges peut diminuer pour trois raisons principales :

  • Production insuffisante : c’est le cas, par exemple, des aplasies médullaires, de l’infiltration tumorale de la moelle osseuse, de l’anémie par carence en fer, de l’anémie associée à de nombreuses maladies chroniques (comme certaines maladies rhumatismales) ou à l’insuffisance rénale chronique.
  • Trouble de la maturation des globules rouges dans la moelle osseuse, où ils se forment. Cette situation se rencontre dans les anémies liées à un déficit en vitamine B12 ou en folates, ainsi que dans d’autres hémopathies, comme les anémies réfractaires.
  • Destruction ou perte excessive : elle peut être liée à une perte aiguë de sang (hémorragies de tout type), à une hémolyse ou destruction intravasculaire des globules rouges d’origine mécanique ou auto-immune, ainsi qu’à des anomalies de la membrane érythrocytaire ou de l’hémoglobine, souvent d’origine héréditaire.

Comment diagnostique-t-on l’anémie ?

<p>Imagen de tubos de análisis de sangre del Laboratorio de Hematología de la Clínica Universidad de Navarra&nbsp;</p>

Le diagnostic initial est, en apparence, simple : au cours d’un bilan de routine ou d’analyses réalisées pour d’autres raisons, on met en évidence une diminution des taux d’hémoglobine ou du nombre de globules rouges.

Cependant, les analyses ne se limitent pas à identifier l’anémie : l’étude de certaines caractéristiques des érythrocytes, telles que leur taille ou la concentration en hémoglobine, fournit des informations précieuses pour orienter le diagnostic vers un type d’anémie particulier.

Une fois l’anémie détectée, l’exploration complète nécessite généralement un bilan biologique élargi, l’examen d’un frottis sanguin périphérique et, dans certains cas, la réalisation d’un myélogramme ou d’une biopsie de moelle osseuse.

Comment traite-t-on l’anémie ?

Il est indispensable de bien identifier le type d’anémie pour instaurer le traitement le plus approprié.

La prise en charge efficace de l’anémie nécessite une approche globale tenant compte de la cause sous-jacente, de la gravité de la situation et de l’état général du patient. L’objectif principal du traitement est d’augmenter la quantité d’oxygène que le sang peut transporter vers les tissus, en améliorant le nombre de globules rouges et/ou la concentration d’hémoglobine.

Suppléments et médicaments

Pour les anémies dues à une carence en fer, en vitamine B12 ou en acide folique, le traitement repose généralement sur l’administration de suppléments afin de corriger ces déficits. Les suppléments de fer sont essentiels à la production d’hémoglobine. En cas d’anémie par déficit en vitamine B12 ou en acide folique, des suppléments oraux ou des injections peuvent être prescrits.

Il existe également des médicaments capables de stimuler la moelle osseuse pour qu’elle produise davantage de globules rouges. Ces agents, comme l’érythropoïétine, sont particulièrement utiles chez les patients présentant certaines formes d’anémie, par exemple l’anémie liée à l’insuffisance rénale chronique.

Transfusions sanguines

Les transfusions de sang peuvent constituer une option thérapeutique chez les patients présentant certaines formes d’anémie sévère. Elles consistent à perfuser des globules rouges provenant d’un donneur. Si les transfusions soulagent rapidement les symptômes, elles ne traitent généralement pas la cause sous-jacente de l’anémie.

Traitements spécifiques

Pour les anémies secondaires à des maladies chroniques ou à des affections génétiques, la prise en charge est centrée sur la pathologie causale. Elle peut inclure des thérapies médicamenteuses spécifiques, des interventions chirurgicales ou, dans des cas extrêmes, une greffe de moelle osseuse.

Le traitement de l’anémie doit être individualisé, et il est indispensable de consulter un professionnel de santé pour déterminer la stratégie la plus adaptée. Une prise en charge correcte de l’anémie peut améliorer de manière significative la qualité de vie et le bien-être global du patient. Tout traitement doit être prescrit et surveillé par un médecin afin d’en garantir la sécurité et l’efficacité.

Où se fait-on soigner ?

EN NAVARRE ET À MADRID

Le Service d'Hématologie et d'Hémothérapie
de la Clínica Universidad de Navarra

Le Service d'Hématologie de la Clinique, composé de spécialistes de renommée nationale et internationale, a intégré des techniques diagnostiques moléculaires et l'utilisation de nouveaux traitements personnalisés dans son activité de soins, permettant un diagnostic plus précis et plus rapide des maladies hématologiques.

Le travail conjoint du personnel médical et des chercheurs facilite le développement et l'application des nouveaux traitements et, à son tour, l'évaluation précise des résultats des traitements.

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