Pyélonéphrite
« Une pyélonéphrite bien traitée guérit généralement sans séquelles, mais dans certains cas (notamment en présence d’un reflux vésico-rénal ou d’une obstruction), la maladie poursuit son évolution et provoque des lésions inflammatoires et cicatricielles qui atrophient le rein. »
DR. GUILLERMO ANDRÉS BOVILLE
SPÉCIALISTE. DÉPARTEMENT D’UROLOGIE

La pyélonéphrite est une infection urinaire définie par la présence de germes dans les urines. Il s’agit le plus souvent de bactéries (infection bactérienne) et, plus rarement, de champignons (mycotique) ou de virus (virale).
Après avoir mis en évidence une bactériurie significative, il est nécessaire d’identifier la localisation anatomique de l’infection à l’aide des symptômes cliniques et, si besoin, d’examens complémentaires.
On parle de cystite lorsqu’il s’agit d’une infection urinaire touchant la vessie, caractérisée par des symptômes typiques : douleur ou sensation de brûlure lors de la miction, fréquence urinaire très augmentée avec de petites quantités (pollakiurie), sensation permanente de besoin d’uriner (ténesme) et parfois présence de sang dans les urines (hématurie). Ce tableau se présente toujours sans fièvre.
La présence de fièvre indique qu’un autre organe est également atteint. Chez l’homme, pour déterminer si la prostate est concernée, un toucher rectal est effectué afin de palper la prostate et établir le diagnostic. Ce tableau est appelé prostatite aiguë.
Si l’organe atteint est le rein, le tableau est appelé pyélonéphrite aiguë et se caractérise par de la fièvre, des frissons, des douleurs lombaires, un malaise général..., accompagnés d’une bactériurie significative. La pyélonéphrite aiguë, bien traitée, guérit généralement sans séquelles, mais dans certains cas (notamment en cas de reflux vésico-rénal ou d’obstruction), la maladie peut évoluer et provoquer des lésions inflammatoires et cicatricielles qui atrophient le rein, visibles à l’imagerie. Ce tableau est appelé pyélonéphrite chronique.

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Quels sont les symptômes de la pyélonéphrite ?
Il existe des situations dans lesquelles la prédisposition est plus importante :
- Diabète : le nombre d’infections est plus élevé chez les femmes diabétiques, mais pas chez les hommes. Cependant, lorsqu’un patient diabétique présente une infection, celle-ci est généralement plus agressive.
- Grossesse : elle comporte un risque plus élevé de bactériurie asymptomatique qui, si elle n’est pas traitée, peut provoquer une pyélonéphrite au dernier trimestre. Il est nécessaire de réaliser des contrôles urinaires par culture et de traiter la bactériurie si elle apparaît.
- Infection chez l’enfant et reflux vésico-rénal : les enfants de moins de 2 ans présentant une infection urinaire présentent un reflux vésico-rénal dans la moitié des cas. Le risque d’apparition de lésions rénales est lié au reflux comme facteur le plus important et il est plus élevé chez les enfants de moins de 5 ans.
- Lithiase infectieuse : les calculs de struvite sont la conséquence d’une infection. L’infection ne disparaîtra pas tant que les calculs ne seront pas éliminés.
- Obstruction : c’est le facteur de risque le plus important. Elle permet une plus grande prolifération et pénétration intrarénale des germes et joue un rôle décisif dans la destruction rénale.
Symptômes les plus habituels :
- Sensation de brûlure et démangeaisons à la miction.
- Augmentation du besoin d’uriner.
- Fièvre.
Présentez-vous l’un de ces symptômes ?
Vous souffrez peut-être d’une pyélonéphrite
Qui peut souffrir d’une pyélonéphrite ?
Il s’agit d’une pathologie essentiellement féminine. Seuls chez les nourrissons le ratio garçons/filles est plus élevé (1,5/1). Aux autres âges, la prédominance est féminine.
En âge préscolaire, 4,5 % des filles et 0,5 % des garçons présentent une infection (ratio : 1/10). En âge scolaire, le ratio garçon/fille est de 1/30.
Chez l’adulte, près de 50 % de la population féminine présente au moins une infection urinaire. De 3 à 5 % présentent des infections récidivantes, contre 0,1 % des hommes adultes (ratio : 1/50). Bien que chez les personnes âgées la disproportion diminue (1/10 dans le groupe de 60 à 70 ans), elle s’égalise chez les patients âgés hospitalisés.
Quel est le pronostic de la pyélonéphrite ?
L’infection urinaire est la maladie la plus fréquente de l’appareil urinaire et, dans l’ensemble de l’organisme, la plus fréquente après les affections respiratoires.
Dans le monde, on estime à 150 millions le nombre d’infections urinaires par an. En Espagne, elles représentent 10 % des consultations de médecine générale et 40 % de celles d’urologie. En milieu hospitalier, il s’agit de l’infection la plus courante.
Toute infection doit être qualifiée d’un point de vue pronostique comme :
- Non compliquée : infection afébrile chez un patient ne présentant pas d’altérations structurelles ou fonctionnelles de l’appareil urinaire.
- Compliquée : pyélonéphrite ou prostatite, ou infection associée à des altérations structurelles ou fonctionnelles rénales (calculs, maladie rénale kystique, obstruction, anomalies anatomiques, vessie neurogène, corps étrangers, diabète, grossesse, greffe rénale).
Comment diagnostique-t-on la pyélonéphrite ?
Les pyélonéphrites sont diagnostiquées par la culture d’urine sur des milieux de culture appropriés. Il est exigé que la culture mette en évidence une bactériurie significative, notion qui englobe toutes les conditions suivantes :
- Croissance de plus de 100 000 unités formant colonies par centimètre cube (ufc/cc) chez un patient symptomatique ou non.
- Croissance de 100 ufc/cc d’E. coli chez une femme symptomatique.
- Croissance de plus de 1 000 ufc/cc chez un homme symptomatique.
- Toute croissance de germes dans une urine obtenue par ponction sus-pubienne.
- Croissance de 100 ufc/cc chez un patient porteur de sonde vésicale.
- Il existe une situation particulière de bactériurie significative, appelée bactériurie asymptomatique, définie comme la croissance de plus de 100 000 ufc/cc dans deux cultures consécutives chez tout patient asymptomatique.
Comment traite-t-on la pyélonéphrite ?
Il repose sur les antibiotiques et doit, si possible, être instauré de manière sélective, en choisissant le meilleur de ceux auxquels le germe est sensible (il est donc nécessaire de réaliser une culture d’urine et un antibiogramme).
L’application du traitement varie selon l’âge, la localisation, le type d’infection, la récidive, etc.
Différents schémas peuvent être utilisés : monodose, traitement de 3 jours ou traitements plus prolongés de 7 à 10 jours.
Le traitement prophylactique consiste à administrer un antibiotique ou un antiseptique à faible dose, en une prise quotidienne et pendant une période prolongée. Il présente l’avantage de maintenir le patient libre de maladie durant toute la durée du traitement.
Le Département d'Urologie
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