Arthrose du genou

« L’arthrose est fréquemment associée au surpoids et/ou à la présence de déformations angulaires, en particulier au niveau du genou. Il est essentiel d’évaluer avec précision le moment opportun pour poser une prothèse. »

DR. ANDRÉS VALENTÍ AZCÁRATE
SPÉCIALISTE. DÉPARTEMENT DE CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE ET TRAUMATOLOGIQUE

Merco Salud 2025 Image du label de reconnaissance en traumatologie. Clinique de l'Université de Navarre

L’arthrose du genou est une maladie dégénérative d’« usure » qui apparaît le plus souvent chez les personnes âgées, mais qui peut également toucher des sujets plus jeunes à la suite de lésions préalables du genou. Le cartilage s’use progressivement, réduisant la protection des os.

Le genou est l’une des articulations du squelette humain les plus fréquemment touchées par l’arthrose.

Cette fréquence élevée s’explique par le fait que le genou est une articulation portante : il doit supporter le poids du corps et des objets transportés, que l’on soit debout, en marche, en train de courir ou de monter et descendre des escaliers.

L’arthrose du genou se développe généralement de manière lente, et la progression de la douleur suit la même évolution, bien qu’elle puisse présenter des poussées douloureuses spontanées (arthroses primaires).

Dans certains cas, l’arthrose est due à des lésions préalables du genou, qu’elles soient ligamentaires, méniscales ou cartilagineuses, accélérant ainsi l’apparition des symptômes (arthroses secondaires).

Imagen del icono de la consulta de Segunda Opinión. Clínica Universidad de Navarra

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Quels sont les symptômes de l’arthrose du genou ?

Le symptôme fondamental du patient atteint d’arthrose du genou est la douleur. Au début, la douleur est très légère, elle n’apparaît que lorsqu’une activité physique très importante a été réalisée et cède rapidement avec le repos.

Lorsque la maladie est installée, il est habituel que le patient ressente davantage de gênes lorsqu’il commence à marcher, les symptômes s’améliorant après avoir marché un certain temps.

À la douleur s’ajoute une sensation de raideur et de difficulté à fléchir et à étendre la jambe, plus intense également après être resté longtemps au repos. Un autre symptôme est la sensation de craquement, qui se produit lors de la flexion du genou.

La douleur au genou est plus importante lorsqu’on monte ou descend les escaliers, lorsque le patient s’accroupit et lorsqu’il marche sur un terrain irrégulier. Dans les formes d’arthrose plus sévères, le patient peut ressentir des symptômes même au repos.

En cas d’effort physique supérieur à l’habituel (une marche plus longue, par exemple), la douleur se réactive, devient continue et, parfois, le genou gonfle en raison de la formation d’un épanchement.

Les symptômes les plus habituels sont :

  • Douleur au genou.
  • Dérobement de la jambe à la mise en charge.
  • Inflammation de l’articulation.
  • Raideur de l’articulation.

Dans les cas où des stades plus avancés de la maladie sont atteints, outre la douleur, qui devient plus continue et intense, le patient souffre d’une diminution des mouvements qu’il peut effectuer avec le genou (par exemple, il ne peut pas fléchir ou étendre complètement la jambe).

Il peut également apparaître certaines déformations de l’articulation et des altérations de l’alignement des os, avec une incurvation du membre inférieur. Il est habituel que le patient boite en marchant et que le genou s’affaiblisse, le malade ressentant fréquemment une sensation de « dérobement » du genou lorsqu’il fait des pas.

Présentez-vous certains de ces symptômes ?

Il se peut que vous souffriez d’arthrose du genou

Quelles sont les causes de l’arthrose du genou ?

L’âge auquel l’arthrose commence habituellement à se développer se situe autour de 50 ans et sa progression est très lente.

L’arthrose du genou est très rare chez les sujets jeunes, sauf s’ils ont présenté un problème préalable de l’articulation (fracture ou traumatisme, lésion méniscale…) qui favorise l’apparition d’une arthrose comme complication.

L’obésité est un autre facteur étroitement lié au développement de l’arthrose des genoux. Il est facile de comprendre que, chez une personne obèse, ses genoux doivent supporter une surcharge pondérale qui favorise une usure accrue de l’articulation.

De plus, l’arthrose du genou est plus fréquente chez la femme que chez l’homme. La raison de cette différence entre les sexes est inconnue.

Mesures préventives

Il est conseillé :

  • De bouger fréquemment, en alternant avec des périodes de repos.
  • D’effectuer des changements fréquents de position des genoux, en réalisant des exercices doux, constants et lents de mobilité de ceux-ci, en insistant sur l’extension complète.
  • Lors de longs trajets en voiture/avion, de se lever toutes les 2 heures pour bouger les jambes, en particulier bien les étirer, etc.
  • D’utiliser des chaussures à talon bas avec contrefort ferme.
  • De pratiquer la natation et/ou le vélo sans résistance.
  • D’utiliser un matelas ferme.
  • De maintenir un poids adapté à votre âge et à votre constitution.
  • En phase inflammatoire, d’appliquer du froid local (jamais directement).
  • D’entrer et sortir de la voiture avec précaution.

Il faudra éviter :

  • De monter et descendre les escaliers sans nécessité.
  • Les rues très pentues.
  • De rester longtemps avec les genoux fléchis.
  • De marcher de façon excessive, en particulier sur un terrain irrégulier.
  • De s’agenouiller/de s’accroupir.
  • De porter des charges.
  • Les rotations et torsions avec le pied fixé au sol.

Comment diagnostique-t-on l’arthrose du genou ?

Le diagnostic de l’arthrose du genou est simple. Il repose sur l’interrogatoire que le médecin réalise auprès du patient concernant les caractéristiques des symptômes, suivi d’un examen de l’articulation du genou, avec évaluation de ses mouvements.

Le diagnostic est confirmé par la réalisation d’une radiographie des genoux, sur laquelle le médecin peut observer les signes caractéristiques et incontestables de l’arthrose, tels que le rétrécissement de l’espace articulaire, les modifications de l’os et la formation d’éperons osseux (ostéophytes).

Les analyses de sang et les dénommées « épreuves rhumatismales » sont toujours normales dans cette maladie.

D’autres examens, comme l’imagerie par résonance magnétique ou le scanner, peuvent être nécessaires pour déterminer l’état de l’os et des tissus mous ou lorsqu’une complication au niveau du genou est suspectée, ou encore une autre lésion du genou sans rapport avec l’arthrose (une déchirure méniscale, par exemple).

Dans certains cas, il est nécessaire de réaliser une arthroscopie pour avoir une vision directe du problème.

Imagen de varias radiografías de rodilla con distintos grados de artrosis.

Comment traite-t-on l’arthrose du genou ?

L’objectif du traitement est de soulager la douleur et de maintenir la capacité fonctionnelle

Médicaments

Les antalgiques, comme le paracétamol, et les médicaments anti-inflammatoires (AINS) constituent habituellement la première option thérapeutique de l’arthrose du genou.

Les inhibiteurs de la COX-2 sont un type particulier d’AINS pouvant provoquer moins d’effets secondaires gastro-intestinaux.

Les corticostéroïdes sont de puissants agents anti-inflammatoires qui peuvent être injectés dans l’articulation.

Ces injections apportent un soulagement temporaire de la douleur lors des poussées douloureuses et réduisent l’inflammation ; cependant, leurs effets ne durent pas indéfiniment.

La glucosamine, le sulfate de chondroïtine, le collagène… sont des substances qui se trouvent naturellement dans le cartilage des articulations et qui peuvent être prises sous forme de compléments pour soulager les gênes. Il n’existe pas de preuves attestant qu’elles soient capables de freiner la progression de l’arthrose.

Votre médecin peut recommander une intervention chirurgicale si la douleur liée à l’arthrose entraîne un handicap et n’est pas soulagée par les traitements conservateurs.

Arthroscopie : au moyen de deux petites incisions et d’un matériel spécifique, il est possible de résoudre des problèmes méniscaux et des blocages à l’origine de décompensations dans le genou arthrosique, même s’il ne s’agit pas d’une procédure fréquemment utilisée pour traiter l’arthrose du genou.

Radiografía de una osteotomía de rodilla para tratar la artrosis de rodilla

Ostéotomie : elle consiste à réaliser une coupe contrôlée au niveau du tibia ou du fémur afin de corriger ou de modifier l’axe de charge et, de cette manière, d’atténuer la douleur, d’améliorer la fonction et les symptômes liés à l’usure d’une partie de l’articulation.

Elle est réalisée chez des patients présentant une arthrose ou une usure d’un compartiment du genou et chez des sujets jeunes et actifs.

Prothèse totale ou partielle de genou (arthroplastie). Elle consiste à remplacer partiellement ou totalement les surfaces articulaires usées afin de rétablir la fonction du genou.

Où se fait-on soigner ?

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Le Département de Chirurgie Orthopédique et Traumatologie couvre de manière complète le large spectre des affections congénitales ou acquises du système musculo-squelettique, y compris les traumatismes et leurs séquelles.

Depuis 1986, la Clínica Universidad de Navarra dispose d’une excellente banque de tissu ostéo-tendineux afin de pouvoir disposer de greffes osseuses et d’offrir les meilleures alternatives thérapeutiques.

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Imagen de la fachada de consultas de la sede en Pamplona de la Clínica Universidad de Navarra

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