Examens de l’audition
« Les progrès majeurs dans le traitement des surdités sévères ont été réalisés grâce aux implants auditifs. Ces dispositifs transforment le son en impulsion électrique et stimulent le nerf auditif d’une manière similaire à celle du son naturel. »
DR. RAQUEL MANRIQUE HUARTE SPÉCIALISTE. DÉPARTEMENT D’OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE

Qu’est-ce qu’un examen de l’audition ?
Parmi les examens fondamentaux réalisés chez un patient souffrant de vertiges ou de étourdissements figurent les tests de fonction auditive.
Cela s’explique par le fait que le système auditif et le système vestibulaire partagent la même structure anatomique ; ainsi, une altération de l’un entraîne fréquemment un déficit de l’autre. De plus, certaines maladies se caractérisent par une association typique entre crises de vertige et perte auditive (comme la maladie de Ménière), ou, au contraire, par la présence de vertiges sans atteinte de l’audition (comme la névrite vestibulaire).
Une connaissance précise de la capacité auditive du patient est parfois déterminante pour adopter la stratégie thérapeutique la plus appropriée.
L’étude de la fonction auditive chez les patients présentant des vertiges ou des troubles de l’équilibre comprend une série de tests spécifiques, présentés ci-dessous.
Tous ces examens ne sont pas réalisés systématiquement ; le choix des tests est laissé à l’appréciation du médecin spécialiste.

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Quand les études de l'audition sont-elles réalisées ?
Ces examens ne sont pas inconfortables et ne requièrent aucune préparation particulière. Il suffit de se présenter à la consultation le jour indiqué et ils sont réalisés de façon rapide et simple.
Il n'existe aucune contre-indication à leur réalisation et ils sont même possibles chez les jeunes enfants.
Maladies pour lesquelles une étude de l'audition est demandée :
- Maladie de Ménière
- Hypoacousie
- Otite
- Vertiges
Souffrez-vous de l'une de ces maladies ?
Il peut être nécessaire de réaliser une étude de l'audition
Types d'études de l'audition
Audiométrie tonale liminaire
L'examen est réalisé alors que le patient est confortablement assis à l'intérieur d'une cabine insonorisée et l'examinateur à l'extérieur, les deux étant séparés par une vitre permettant le contact visuel.
Au moyen d'un audiomètre, on génère des sons purs (tons) de différentes fréquences, mesurées en hertz (Hz). Les tons produits vont de valeurs basses ou graves (250 Hz, 500 Hz) à des tons plus élevés ou aigus (4000 Hz, 6000 Hz, 8000 Hz), en incluant des valeurs moyennes, de grande importance pour la compréhension de la parole, comme 1000 Hz et 2000 Hz.
L'intensité du ton est mesurée en décibels (dB), et l'examinateur la modifie sans atteindre des valeurs intenses potentiellement inconfortables pour le patient.
Le patient reçoit le son au moyen d'écouteurs placés sur ses oreilles, simulant un processus auditif conventionnel, ce que l'on appelle la voie aérienne, car le son est transmis de l'écouteur, à travers le conduit auditif externe, jusqu'au tympan, qui entre en vibration et met en marche le processus auditif.
Dans un second temps, une fois terminé l'étude des seuils tonaux pour chaque fréquence dans une oreille par voie aérienne, on réalise une étude similaire dans la même oreille, mais en utilisant un vibrateur appliqué sur la région osseuse derrière l'oreille.
Dans ce cas, le ton généré par l'audiomètre se transforme en une vibration qui se transmet par l'os jusqu'à stimuler l'oreille interne et produire une perception auditive, que l'on appelle alors voie osseuse.
Il existe des situations où l'importance de la surdité dans une oreille est telle qu'elle oblige à utiliser une intensité suffisamment élevée pour stimuler les deux oreilles simultanément. Étant donné que cela crée une confusion et peut entraîner de graves erreurs, on met en œuvre une technique spéciale de masquage de l'oreille qui n'est pas explorée.
Elle consiste à présenter simultanément un bruit, qui comporte donc de nombreuses fréquences du spectre sonore, dans l'oreille non explorée pendant que l'on étudie les seuils de l'autre oreille. Cet examen exige un degré d'attention plus élevé que dans des conditions normales, mais sa valeur justifie le temps et l'effort fournis par le patient.
L'objectif de l'audiométrie tonale liminaire est de mesurer le degré de surdité de chaque oreille et de localiser la partie de l'oreille (externe, moyenne ou interne) où elle siège.
Audiométrie vocale
Elle est réalisée dans la même cabine insonorisée, mais dans ce cas le stimulus n'est pas des tons purs, mais des mots. L'objectif de l'examen n'est pas seulement la détection du son, mais que le patient répète le ou les mots, voire parfois des phrases, que lui transmet l'examinateur et qui lui parviennent par des écouteurs (toujours par voie aérienne) ou par des haut-parleurs, dans le cas de l'audiométrie vocale en champ libre.
Il s'agit d'une évaluation strictement qualitative de l'audition, qui permet d'analyser la capacité de compréhension de la parole.
Il existe généralement une correspondance étroite entre la valeur du seuil d'intelligibilité et celle du seuil tonal moyen audiométrique par voie aérienne.
Cet examen mesure la capacité de compréhension du message parlé et complète l'étude tonale.
Impedanciométrie
L'ensemble de la membrane tympanique et de la chaîne des osselets réalise une adaptation de la force exercée par le son qui atteint l'oreille et met la première en vibration, optimisant la quantité d'énergie acoustique transmise à la cochlée.
L'examen est réalisé en plaçant une sonde à l'entrée du conduit auditif externe, par laquelle on applique un son de fréquence et d'intensité variables, selon l'objectif de l'étude, ainsi que des variations de pression qui déplacent légèrement le tympan de sa position normale.
Cette sonde comporte également un petit microphone qui enregistre l'intensité du son réfléchi par la membrane tympanique. Cet examen comprend deux parties complémentaires.
La première est l'étude du tympanogramme, c'est-à-dire de la variation de la complaisance du système tympan-chaîne ossiculaire en fonction de la pression exercée dans le conduit auditif externe.
Il est représenté graphiquement de manière automatique par une courbe en forme de tente, dont l'axe horizontal correspond à la pression appliquée dans l'oreille externe. En conditions normales, le sommet de la courbe est centré à 0 mm de pression.
Il s'agit d'un examen spécifique du fonctionnement de l'oreille moyenne.
La deuxième partie de l'examen est l'étude du réflexe stapédien (de l'étrier), qui consiste en une contraction de ce muscle (analysée par les modifications du tympanogramme) lorsque l'oreille est stimulée par un son de 80 dB au-dessus du seuil par voie aérienne.
Potentiels évoqués auditifs
Au moyen d'un enregistrement électrique similaire à celui de l'électroencéphalogramme, il est possible de suivre le parcours du stimulus auditif à travers le cerveau, c'est-à-dire la voie auditive centrale.
Cet examen est réalisé en utilisant un stimulus sonore similaire à un claquement, qui se répète de très nombreuses fois, très rapidement et à différentes intensités.
Le son parvient au patient par un écouteur, par voie aérienne, et la réponse est enregistrée au moyen d'électrodes placées de manière précise au voisinage du pavillon de l'oreille et du crâne.
Cette réponse doit être filtrée et amplifiée, ce qui donne une courbe avec une série de pics reflétant le passage du stimulus nerveux (résultant de l'activation des cellules de l'oreille interne et des terminaisons du nerf auditif) par les différentes stations de la voie auditive dans le cerveau.
Où le réalisons-nous ?
Le Département d’Oto-rhino-laryngologie
de la Clínica Universidad de Navarra
Le Département d’Oto-rhino-laryngologie de la Clínica Universidad de Navarra est un centre de référence national et international pour de nombreuses interventions chirurgicales hautement spécialisées.
Nous disposons des technologies les plus récentes et réalisons l’ensemble des examens diagnostiques en moins de 48 heures afin d’offrir à nos patients la meilleure solution dans les plus brefs délais.
Nous avons été l’un des premiers centres en Espagne à utiliser la chirurgie robotique pour le traitement chirurgical avec le système Da Vinci®.
Organisés en unités spécialisées
- Otologie - Audition.
- Rhinologie - Nez.
- Pharyngologie - Gorge.
- Laryngologie - Voix.
- Troubles de l’équilibre.
- Problèmes de la tête et du cou.

Pourquoi à la Clinique ?
- Experts dans le traitement des problèmes d’hypoacousie.
- Pionniers des interventions par voie axillaire afin de ne pas laisser de cicatrice.
- Centre de référence national pour le scellement des tissus lors de l’ablation des amygdales.