Chirurgie de révision de la colonne vertébrale

« Au-delà du soulagement de la douleur des patients, il est essentiel d’étudier et de traiter correctement l’origine des symptômes. »

DR. VÍCTOR RODRIGO PARADELLS
DIRECTEUR. DÉPARTEMENT DE NEUROCHIRURGIE

Image du label de reconnaissance Merco Salud 2025. Clinique universitaire de Navarre

Quand faut-il réintervenir un problème de dos ?

Bien que les chirurgies de la colonne vertébrale présentent un degré de satisfaction de plus en plus élevé, il existe un groupe de patients qui, malheureusement, ne constatent pas une résolution complète de leurs douleurs ou décrivent même une aggravation.

Alors qu’il existe des facteurs causaux démontrés pour cet échec du traitement (psychologiques, sociaux, etc.), dans d’autres cas, il peut être attribué à une mauvaise sélection du patient, de la technique chirurgicale ou du matériel utilisé.

Imagen del icono de la consulta de Segunda Opinión. Clínica Universidad de Navarra

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Quand la chirurgie de révision de la colonne est-elle indiquée ?

Il existe une multitude de situations cliniques dans lesquelles une réintervention peut être indiquée chez un patient.

Indications les plus fréquentes de réintervention de la colonne

  • Maladie du niveau.
  • Pseudoarthrose.
  • Récidive discale.
  • Syndrome de chirurgie de dos ratée.

Présentez-vous l’un de ces problèmes ?

Une chirurgie de révision de la colonne est peut-être indiquée

Comment se déroule la chirurgie de révision de la colonne ?

Récidive discale

La récidive discale est une nouvelle hernie discale au même niveau et du même côté, après une discectomie pour hernie discale. Elle survient habituellement quelques mois ou quelques années après l’intervention.

Elle peut survenir avant ou après cette période, mais ces derniers cas sont moins fréquents. Elles représentent environ 5 % des cas opérés.

Comme lors d’un premier diagnostic, le traitement initial est conservateur, reposant sur la médication et la rééducation. Toutefois, en l’absence d’amélioration, il convient d’envisager une nouvelle intervention chirurgicale.

Il n’existe pas de consensus clair quant au fait que la deuxième intervention doive consister en une nouvelle discectomie ou, au contraire, en une fixation vertébrale, en raison du risque d’une nouvelle récidive.

Dans la majorité des cas, si le fragment extrudé est bien individualisé, nous optons pour une nouvelle décompression simple. Si nous observons des signes d’instabilité au niveau des plateaux vertébraux, nous privilégions une fixation vertébrale, habituellement par voie postérieure.

Maladie du niveau ou du segment adjacent

La maladie du niveau ou du segment adjacent est le trouble qui survient aux niveaux contigus après une arthrodèse vertébrale, même si elle n’est pas toujours cliniquement symptomatique. Il reste débattu de savoir si la fusion vertébrale accélère ce trouble ou s’il s’agit simplement du résultat d’un processus dégénératif naturel.

Son incidence est difficile à établir et varie de 2 à 20 % des arthrodèses réalisées.

Elle est traitée lorsque ce nouveau segment devient symptomatique. Le geste chirurgical consiste à étendre la fixation préexistante à ce niveau.

Pseudoarthrose

La pseudoarthrose se définit comme l’absence de preuve d’une fusion solide au-delà d’un an après la chirurgie (certains travaux considèrent un délai plus long).

Dans certains cas, on observe une rupture du matériel d’ostéosynthèse utilisé, mais il peut également exister une perte de l’équilibre coronal ou sagittal à ce niveau. Elles sont plus fréquentes au niveau de la charnière thoraco-lombaire et lombo-sacrée.

Le diagnostic de pseudoarthrose n’implique pas toujours un échec chirurgical, puisqu’environ 50 % des patients chez qui ce phénomène est mis en évidence peuvent rester asymptomatiques.

Les facteurs de risque de ce type de complication sont : fixations longues jusqu’au sacrum, âge > 55 ans, tabagisme, alcoolisme, ostéoporose et déséquilibre vertébral.

Syndrome de chirurgie de dos ratée

Le syndrome de chirurgie de dos ratée (Failed back surgery syndrome en anglais) correspond à l’incapacité d’améliorer de façon satisfaisante la radiculopathie (douleur dans la jambe) ou la lombalgie après une ou plusieurs chirurgies du dos.

Ces patients présentent fréquemment des besoins analgésiques très importants et, en général, ne peuvent pas reprendre certaines de leurs activités quotidiennes ni parfois même leur travail.

Une option thérapeutique pour ces patients est souvent l’implantation d’un neurostimulateur médullaire.