Biopsie par ponction à l’aiguille fine

« Nous disposons de plusieurs techniques de biopsie permettant d’obtenir un échantillon de tissu hépatique à analyser. La réalisation d’une biopsie ne signifie pas nécessairement que le patient soit atteint d’un cancer. »

DR. JOSÉ IGNACIO HERRERO SANTOS
SPÉCIALISTE. UNITÉ D’HÉPATOLOGIE

Image du label de reconnaissance Merco Salud 2025. Clinique universitaire de Navarre

Qu’est-ce qu’une biopsie ?

La biopsie par aspiration à l’aiguille fine (ou PAAF) est un examen diagnostique qui consiste à prélever un échantillon total ou partiel de tissu afin qu’il soit examiné au microscope par un anatomopathologiste.

La plupart des biopsies sont réalisées à l’aide d’une aiguille très fine reliée à une seringue servant à aspirer quelques cellules, qui seront ensuite colorées et analysées. Cet examen est appelé cytologie. Il présente un faible taux de complications en raison du petit calibre de l’aiguille utilisée.

Cependant, la cytologie n’est parfois pas suffisante pour caractériser la lésion, et un prélèvement de tissu plus important est alors nécessaire. L’échantillon est fixé, coloré et découpé afin d’être étudié par le médecin anatomopathologiste. Cette procédure est appelée histologie et nécessite l’utilisation d’une aiguille de plus gros calibre pour obtenir une quantité de tissu suffisante.

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Quand la biopsie est-elle indiquée ?

Au cours de votre bilan médical, certains examens d'imagerie (radiographie, échographie, TDM, IRM...) peuvent avoir mis en évidence une anomalie de nature inconnue. De plus, certains processus inflammatoires ou infectieux sont, sur les examens d'imagerie, impossibles à distinguer d'un cancer.

Dans ces situations, même si votre médecin considère que votre problème est bénin, il souhaite s'assurer du diagnostic à l'aide d'un prélèvement de tissu.

Maladies pour lesquelles une biopsie par ponction à l'aiguille fine est demandée :

Souffrez-vous de l'une de ces maladies ?

Il peut être nécessaire de réaliser une biopsie

Comment la biopsie est-elle réalisée ?

Réalisation de la PAAF

L'examen est réalisé à jeun, après avoir vérifié qu'il n'existe pas de contre-indications.

Pour la ponction-aspiration à l'aiguille fine (PAAF), il n'est généralement pas nécessaire d'être hospitalisé, mais il est recommandé de rester au repos pendant environ deux heures après l'examen.

La durée de ce geste est très variable selon le type de procédure et le type de sédation administrée. Il est nécessaire de rester un certain temps en observation (jusqu'à 4 heures pour une ponction pulmonaire).

On essaie d'éviter toute douleur en utilisant des anesthésiques locaux ou une sédation légère (le patient reste conscient). Celle-ci est adaptée au type de patient et à sa situation. L'examen est habituellement bien toléré.

Très souvent, le patient ne ressent pas de gêne, même s'il n'est pas rare de percevoir une légère douleur irradiant vers l'épaule. Dans ce cas, avertissez le personnel infirmier pour qu'il vous administre un antalgique.

Biopsie guidée

Pour guider le geste, on utilise des techniques d'imagerie numérisées (échographie et TDM). Il peut être réalisé indifféremment sous l'une ou l'autre de ces techniques, le choix dépendant du type d'anomalie et des examens préalables.

Lorsque nous utilisons la TDM comme guidage, nous plaçons l'aiguille dans l'anomalie en question et nous le confirmons en réalisant une coupe tomodensitométrique de la région.

Lorsque nous utilisons l'échographie, nous confirmons la bonne position en visualisant sur l'écran l'aiguille située dans la lésion.

Le cytopathologiste est présent pendant le geste et est chargé de s'assurer que la quantité de matériel prélevée est suffisante pour le diagnostic. Si ce n'est pas le cas, la ponction sera répétée autant de fois que nécessaire.

Ce n'est que très rarement, et pour différentes raisons, que l'échantillon peut s'avérer non diagnostique.

Préparation à la biopsie

  • Il ne faut pas prendre de médicaments susceptibles de favoriser le saignement (anti-inflammatoires, anticoagulants...). Ces traitements vous seront demandés avant la réalisation du geste.
  • Signalez si vous présentez des troubles de la coagulation. Quoi qu'il en soit, des tests de coagulation seront effectués avant la procédure.
  • Pour réduire le risque de saignement, vous devez rester à jeun et au repos, avec une compression au niveau du site de ponction pendant environ quatre heures après la réalisation de l'examen.
  • La peau est nettoyée avec une solution iodée afin d'éliminer les bactéries qui y vivent. Du matériel stérile et à usage unique est utilisé (gants, aiguilles stériles).
  • La position de l'aiguille est suivie par imagerie afin d'éviter les vaisseaux sanguins et de minimiser le risque de saignement.

Complications possibles de la biopsie

  • Saignement : il existe un faible risque, directement proportionnel au calibre de l'aiguille utilisée. Ainsi, le risque de saignement lors d'une PAAF est très faible (sauf en cas de trouble de la coagulation) et ce risque augmente légèrement lorsque l'on utilise des aiguilles plus grosses, mais cela reste une complication rare. Il dépend également de la zone à ponctionner, les biopsies hépatiques étant associées à un risque plus élevé de saignement en raison de leur riche vascularisation. Dans la plupart des cas, le saignement est limité et nécessite uniquement une surveillance pendant quelques heures après la procédure.
  • Pneumothorax (fuite d'air à partir du poumon) : il représente un risque significatif lors des biopsies pulmonaires. Aucun traitement n'est nécessaire, sauf s'il est de grande taille, auquel cas une hospitalisation et la pose d'un drain thoracique pour évacuer l'air et obturer la fuite seront nécessaires.
  • Il existe un risque théorique d'infection, mais celui-ci est très faible si les mesures d'asepsie sont respectées. Si la pathologie est d'origine infectieuse, le risque est plus élevé.

En cas de douleur persistante ne disparaissant pas malgré un traitement antalgique standard, de difficulté à respirer, de faiblesse, de confusion, de fièvre ou de frissons, vous devez consulter un médecin.

Service d’Anatomie Pathologique
de la Clínica Universidad de Navarra

Nous disposons des installations et de l’équipement technologique les plus avancés, avec notre propre système de gestion intégré.

Nous collaborons avec tous les départements de notre centre et faisons partie de plusieurs domaines pluridisciplinaires.

Nous avons une grande expérience en biologie moléculaire, une technique à haute sensibilité, spécificité et rapidité. Nous sommes spécialistes de l’étude peropératoire, indispensable pour la prise de décisions pendant la chirurgie, ce qui exige une haute spécialisation et une grande coordination avec le chirurgien.

Organisés en sections spécialisées

  • Analyse d’image et télépathologie.
  • Autopsie clinique.
  • Histotechnie.
  • Immunohistochimie.
  • Laboratoire d’étude peropératoire et de macroscopie.
  • Microscopie électronique.
  • Techniques de biologie moléculaire.
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Pourquoi à la Clinique ?

  • Accrédités par la Société Espagnole d’Anatomie Pathologique.
  • Consultation de 2e opinion pour corroborer un rapport anatomopathologique.
  • Nous conseillons le patient pour lui expliquer toutes les interrogations qu’il peut avoir.