Sténose du canal rachidien
« Un canal légèrement plus étroit que la normale ne provoque pas nécessairement de gêne chez une personne. Cependant, lorsque l’espace continue de se réduire et comprime les structures internes, il devient alors symptomatique. »
DR. MATÍAS ALFONSO OLMOS-GARCÍA
SPÉCIALISTE. DÉPARTEMENT DE CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE ET TRAUMATOLOGIQUE

La sténose du canal médullaire correspond à un rétrécissement de l’espace par lequel passent la moelle épinière et les racines nerveuses. Elle s’étend de la région occipito-cervicale jusqu’à la région lombo-sacrée.
L’origine de la sténose peut être multiple (traumatique, néoplasique, etc.), bien que la grande majorité des cas soient d’origine dégénérative.
Elle résulte d’une dégénérescence des tissus adjacents, tels qu’une hypertrophie ligamentaire ou des articulations facettaires vertébrales, provoquant leur croissance et l’occupation partielle du canal rachidien. Cette compression des structures nerveuses entraîne l’apparition des symptômes.
Il s’agit d’un trouble relativement fréquent chez les patients de plus de 50 ans, bien qu’il puisse parfois survenir chez des sujets plus jeunes présentant un canal vertébral étroit de manière congénitale. Il est également fréquent qu’elle coexiste avec des hernies discales ou des déformations de la colonne vertébrale.

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Quels sont les symptômes de la sténose du canal ?
Un canal légèrement plus étroit que la normale ne provoque pas nécessairement de gêne chez une personne. Cependant, lorsque l’espace continue de diminuer et comprime les structures internes, il devient alors symptomatique.
Selon le niveau vertébral atteint, il peut provoquer une symptomatologie spécifique.
Sténose au niveau lombaire ou dorsal :
- La claudication neurogène à la marche consiste en une douleur, une gêne ou une sensation de lourdeur dans une ou les deux jambes au bout d’un certain temps de marche, obligeant le patient à s’asseoir et à se reposer. Quelques minutes après s’être assis, il peut typiquement se rétablir et continuer à marcher.
- Fourmillements et faiblesse dans les jambes.
Sténose au niveau cervical :
- Difficulté à marcher, instabilité, spasticité, etc.
- Douleur dans les bras et les mains, parfois aussi dans les jambes.
Elle peut également provoquer une douleur locale lombaire, cervicale ou dorsale due à des contractures musculaires.
La symptomatologie apparaît généralement de façon progressive sur des mois, voire des années, bien qu’elle puisse débuter à la suite d’un événement déclencheur, comme un traumatisme.
Les manœuvres de Valsalva (tousser, éternuer, augmenter la pression abdominale pour aller à la selle) peuvent majorer les symptômes.
Les symptômes les plus habituels sont :
- Douleur, gêne ou lourdeur lors de la marche.
- Fourmillements et faiblesse dans les jambes.
- Difficulté à marcher, instabilité, spasticité.
- Douleur dans les bras, les mains et/ou les jambes.
Présentez-vous l’un de ces symptômes ?
Il est possible que vous souffriez d’une sténose du canal.
Comment diagnostique-t-on la sténose du canal ?
Le diagnostic est établi, outre la symptomatologie rapportée par le patient, au moyen d’une radiographie, complétée dans la majorité des cas par une IRM ou un scanner (TDM).
Comment traite-t-on la sténose du canal médullaire ?
Il existe différents traitements pour cette affection, le traitement médicamenteux et de rééducation étant généralement le premier recours.
Si le traitement conservateur n’est pas suffisamment efficace, la chirurgie est le traitement de choix par décompression postérieure (hémi- ou laminectomie et flavectomie), éventuellement associée à une stabilisation si nécessaire.
L’intervention la plus fréquente est la décompression simple sélective, qui consiste à agrandir le canal en retirant les ligaments et une partie de l’os responsables de la compression, par voie postérieure. Il s’agit habituellement d’une intervention donnant de bons résultats, les patients rapportant une amélioration à la marche.
On utilise une ostéosynthèse (généralement des vis en titane et des barres) s’il existe une instabilité préalable ou si l’on sait qu’une instabilité surviendra au cours de l’intervention chirurgicale.
Des dispositifs intersomatiques (TLIF, XLIF, ALIF, etc.) peuvent être utilisés pour augmenter la stabilité du système et améliorer les taux de fusion vertébrale.
Où se fait-on soigner ?
EN NAVARRE ET À MADRID