Douleur cervicale
« La cervicalgie est l’un des troubles les plus courants de nos jours. Elle est généralement due à des surcharges musculaires provoquées par de mauvaises habitudes et des postures quotidiennes inadaptées. »
DR. MATÍAS ALFONSO OLMOS-GARCÍA
SPÉCIALISTE. DÉPARTEMENT DE CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE ET TRAUMATOLOGIQUE

La douleur cervicale peut résulter d’anomalies des tissus mous, des muscles, des ligaments, des disques et des nerfs, ainsi que des vertèbres et de leurs articulations. La cause la plus fréquente de douleur cervicale est la lésion des tissus mous, due à un traumatisme ou à une usure progressive.
La colonne cervicale se distingue par sa grande flexibilité et sa mobilité supérieure à celle des autres segments de la colonne vertébrale. C’est pourquoi elle est fréquemment le siège de douleurs, occupant la deuxième place après la région lombaire.
Parfois, il s’agit d’une douleur localisée au niveau du cou lui-même, et d’autres fois d’une douleur irradiant vers les bras, la tête ou le dos. Il peut s’y associer des sensations de picotements et d’engourdissement dans les doigts, des douleurs à la nuque, ou encore des vertiges et des nausées.

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Quels sont les symptômes de la douleur cervicale ?
Les symptômes les plus habituels sont :
- Douleur dans la région du cou.
- Difficulté à le mobiliser.
- Céphalées.
- Vertiges.
- Raideur.
Présentez-vous certains de ces symptômes ?
Il se peut que vous souffriez d’une cervicalgie.
Comment diagnostique-t-on la douleur cervicale ?
Pour le diagnostic de la douleur cervicale, il est nécessaire de réaliser une anamnèse complète de la symptomatologie cervicale. Un examen clinique doit être pratiqué, incluant l’évaluation de la posture, de la mobilité cervicale et des zones douloureuses, ainsi que l’évaluation de la fonction des nerfs et des muscles des bras et des jambes.
Des radiographies simples permettent de visualiser les vertèbres cervicales et d’établir un diagnostic, qui permet souvent de déterminer la cause de la douleur cervicale et de prescrire un traitement approprié.
Si le tableau clinique nécessite une évaluation plus détaillée, une ou plusieurs des explorations suivantes peuvent être requises : scanner, IRM ou électromyographie : étude de la conduction nerveuse au moyen de fines aiguilles qui captent les potentiels nerveux et les transmettent à un écran.
Cet examen n’est pas réalisé avant un délai d’au moins trois semaines après la lésion, moment à partir duquel la détérioration des nerfs peut être mise en évidence. Il permet d’évaluer la fonction des nerfs et des muscles.
Comment traite-t-on la douleur cervicale ?
Le traitement par physiothérapie aide à contrôler et à traiter les troubles cervicaux. Il favorise la relaxation des muscles et améliore la mobilité cervicale. Pour atteindre cet objectif, on a recours à la réalisation de massages au niveau du cou associés à des thérapies locales apportant de la chaleur.
Il est également possible de pratiquer des douches avec de l’eau à la pression et à la température maximales tolérées, tous les jours au réveil, sur la région du cou et des épaules pendant 10 à 15 minutes, suivies de mouvements de flexion–extension et de latéralisation du cou pendant 10 à 15 minutes supplémentaires.
Comme mesures d’hygiène posturale, il est recommandé de s’asseoir sur des chaises à dossier vertical et d’éviter de soulever des charges.
L’application de chaleur locale sèche, par exemple à l’aide d’un coussin électrique, peut également être utile en cas de douleur au cours de la journée.
Des tractions cervicales peuvent également être réalisées, généralement dans des centres de Rééducation.
On peut également envisager des médicaments tels que les antalgiques–anti-inflammatoires et/ou les myorelaxants, toujours sous supervision médicale.
Très peu de patients nécessitent une intervention chirurgicale pour traiter la douleur cervicale. La chirurgie peut être nécessaire pour réduire la pression sur la moelle épinière ou sur les racines nerveuses lorsque la douleur est due à une hernie discale ou à un rétrécissement osseux du canal vertébral.
La chirurgie peut également être nécessaire en cas de traumatismes afin de stabiliser la colonne cervicale et de minimiser le risque de paralysie, lorsqu’une fracture ou une luxation provoque une instabilité vertébrale.
Où se fait-on soigner ?
EN NAVARRE ET À MADRID