Potentiels évoqués

« Pour évaluer les réponses, il faut administrer plusieurs centaines de stimuli et en faire la moyenne des résultats. »

DR. MANUEL ALEGRE ESTEBAN
DIRECTEUR. SERVICE DE NEUROPHYSIOLOGIE

Merco Salud 2025 Image du label de reconnaissance en neurophysiologie. Clinique de l'Université de Navarre

Qu’est-ce que les potentiels évoqués ?

Les potentiels évoqués sont des techniques diagnostiques qui, à l’aide de stimulations sensitives (visuelles, auditives ou tactiles/électriques) et de l’enregistrement des réponses cérébrales qu’elles provoquent, permettent d’évaluer l’intégrité des voies sensitives concernées. Pour analyser ces réponses, on administre plusieurs centaines de stimulations et on moyenne les résultats.

Si le stimulus visuel, auditif ou électrique ne génère pas l’onde attendue au moment et à l’endroit prévus, cela indique une interruption de la voie nerveuse correspondante et permet d’orienter vers un type précis de pathologie.

Imagen del icono de la consulta de Segunda Opinión. Clínica Universidad de Navarra

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Quand les potentiels évoqués sont-ils indiqués ?

Ils permettent de détecter les lésions des voies sensitives stimulées et de les classer en suggérant certaines causes plutôt que d'autres.

Ce sont des méthodes de suivi évolutif de processus déjà connus. Elles évaluent les signes de progression ou d'amélioration d'une maladie qui ne provoque pas de symptômes ou de problèmes évidents pour le patient.

Ce sont des examens importants dans des maladies telles que la névrite optique, la sclérose en plaques, les surdités, les traumatismes crâniens, les lésions de la moelle épinère ou du tronc cérébral, les neuropathies, etc. Une altération des potentiels aidera à poser le diagnostic ou à l'exclure.

Comme il s'agit d'ondes indépendantes de la volonté du patient, ce sont des données objectives, concluantes quant à l'existence d'une lésion ou d'une normalité, ce qui est très important pour la corrélation entre les plaintes du malade et la lésion réelle.

Dans certains cas, les altérations des voies précèdent même l'apparition des symptômes, ce qui aide au diagnostic précoce de maladies qui peuvent être prises en charge et traitées en urgence.

Maladies pour lesquelles des examens de potentiels évoqués sont demandés :

  • Sclérose en plaques
  • Hypoacousie
  • Névrite optique
  • Traumatismes crâniens

Souffrez-vous de l’une de ces maladies ?

Il peut être nécessaire de réaliser des potentiels évoqués.

Comment les potentiels évoqués sont-ils réalisés ?

Réalisation des potentiels évoqués

Pour réaliser cet examen, aucune préparation préalable n’est nécessaire. On place sur le patient des électrodes (fixées à l’aide d’une pâte conductrice et de collodion) sur le cuir chevelu et les pavillons auditifs et/ou au niveau de l’épaule, du cou, de la colonne vertébrale.

Ensuite, il reçoit les différents stimulations afin d’obtenir la réponse évoquée correspondante. Ainsi, pour le potentiel évoqué visuel, le patient reçoit un stimulus visuel ; pour le potentiel évoqué auditif, le stimulus auditif consiste à entendre des sons au moyen d’un casque ; et les potentiels évoqués somatosensoriels sont produits par des stimulations électriques appliquées aux pieds et aux mains.

Durée des potentiels évoqués

Pour obtenir un potentiel, il faut moyenner plusieurs centaines de stimulations, de sorte que les examens sont longs. Habituellement, ils durent, si l’enregistrement se fait sans contretemps, une demi-heure (pour les examens auditifs et visuels) ou une heure (pour les PESS des quatre membres).

Les potentiels cognitifs nécessitent la pose de l’ensemble des électrodes d’EEG, généralement au moyen d’un casque. Ensuite, on réalise une tâche qui implique l’attention, consistant en général à distinguer deux types de sons, en comptant ou en signalant d’une autre manière la présence de l’un d’eux.

Il faut également moyenner plusieurs centaines de stimulations, de sorte qu’il s’agit d’un examen long, généralement de plus d’une demi-heure.

Risques possibles des potentiels évoqués

Il s’agit de techniques sûres et inoffensives pour le patient, bien qu’il puisse exister des problèmes liés aux électrodes (de type allergique).

Les stimulations reçues peuvent entraîner certaines gênes. Le patient peut finir fatigué, car il s’agit d’examens longs.

Parfois, les stimulations électriques nécessaires pour les PESS peuvent être désagréables en raison d’une sensation de décharge électrique ou de douleur.

Où la réalisons-nous ?

Le Service de Neurophysiologie
de la Clínica Universidad de Navarra

Le Service de Neurophysiologie de la Clinique collabore au diagnostic et au suivi des patients atteints de maladies affectant le système nerveux central et périphérique.

Nous partageons des objectifs de prise en charge, de recherche et d’enseignement avec Neurochirurgie, Neurologie et l’Área de Neurociencias du Cima Universidad de Navarra.

La prise en charge des patients neurologiques bénéficie des découvertes de la recherche et les nouvelles générations de médecins apprennent à soigner leurs patients avec un esprit optimiste, portées par l’espoir réel de trouver des traitements efficaces.

Organisés en aires diagnostiques

  • Aire de Contrôle Moteur.
  • Aire d’Électroencéphalographie.
  • Aire d’Électromyographie.
  • Aire du Sommeil.
  • Aire des Potentiels Évoqués.
  • Monitorages au bloc opératoire.
Imagen de la fachada de consultas de la sede en Pamplona de la Clínica Universidad de Navarra

Pourquoi à la Clinique ?

  • Prise en charge diagnostique de pointe avec une importante activité de recherche et d’enseignement.
  • Équipe infirmière spécialisée.
  • Nous travaillons de manière conjointe avec l’Unité du Sommeil.