Électromyographie et électroneurographie

« Ce sont des techniques qui contribuent au diagnostic de différentes maladies, ainsi qu’à l’étude de leur évolution. »

DR. MANUEL ALEGRE ESTEBAN
DIRECTEUR. SERVICE DE NEUROPHYSIOLOGIE

Merco Salud 2025 Image du label de reconnaissance en neurophysiologie. Clinique de l'Université de Navarre

Qu’est-ce qu’une électromyographie et une électroneurographie ?

L’électromyographie (EMG) et l’électroneurographie (ENG) sont des examens destinés à évaluer le fonctionnement du système nerveux périphérique (nerfs et muscles).

L’électroneurographie permet de mesurer la vitesse et l’amplitude de la conduction nerveuse. L’électromyographie, quant à elle, étudie l’activité électrique du muscle, au repos comme lors de la contraction légère ou maximale, afin de détecter d’éventuelles anomalies spécifiques.

L’électromyographie (EMG) consiste à enregistrer, au moyen d’une aiguille-électrode (et plus rarement avec des électrodes de surface), l’activité électrique des fibres musculaires. Lorsqu’elles se contractent, ces fibres génèrent des décharges électriques qui, une fois recueillies, permettent d’identifier des patrons normaux ou des signes de lésion à différents niveaux du système neuromusculaire.

Ces techniques permettent donc d’étudier les nerfs périphériques et les muscles, et servent au diagnostic de maladies se manifestant par une perte de force, une faiblesse musculaire ou une amyotrophie, qu’elles touchent une région localisée ou les membres supérieurs et inférieurs.

Imagen del icono de la consulta de Segunda Opinión. Clínica Universidad de Navarra

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Quand l’électromyographie ou l’électroneurographie sont-elles indiquées ?

Ce sont des techniques très utiles pour diverses spécialités, notamment la Neurologie, la Traumatologie, la Médecine de rééducation, la Médecine interne ou l’Endocrinologie.

Elles permettent de localiser la zone lésée, en précisant s’il s’agit d’un problème touchant une main, un bras ou une jambe, ou d’une atteinte plus diffuse, et en définissant si la lésion concerne un muscle, un nerf, un tronc ou une racine nerveuse, ou plusieurs d’entre eux. Localiser la lésion aide à en rechercher la cause.

Ce sont des techniques fondamentales dans le suivi évolutif des maladies déjà diagnostiquées qui ont provoqué les dommages initiaux, comme dans le cas de lésions traumatiques ayant entraîné des séquelles importantes au niveau des membres.

Elles contribuent également à déceler des anomalies donnant une idée de l’évolution de la maladie, en indiquant l’atteinte, comme dans le cas du diabète, maladie nécessitant une surveillance rapprochée et qui ne donne pas de signaux d’alarme clairs pour le patient avant qu’il ne soit très tard.

Maladies pour lesquelles l’électromyographie et l’électroneurographie sont demandées :

  • Sclérose latérale amyotrophique
  • Myasthénie grave
  • Myopathies
  • Polyneuropathie diabétique
  • Polyneuropathies
  • Radiculopathies, neuropathies
  • Syndrome du canal carpien.

Àvez-vous l’une de ces maladies ?

Il peut être nécessaire de réaliser une électromyographie ou une électroneurographie

Comment se déroule l’électromyographie ou l’électroneurographie ?

Réalisation des explorations neurophysiologiques

L’électroneurographie comme l’électromyographie sont réalisées au laboratoire de neurophysiologie, sans préparation préalable. Le patient n’a pas à être à jeun (il est même préférable qu’il ne le soit pas).

La durée de l’examen est d’environ une demi-heure, variable selon les muscles et les nerfs qu’il est nécessaire d’explorer.

Le patient doit être assis ou allongé confortablement, en adoptant une position qui facilite l’accès du médecin aux nerfs et aux muscles à explorer.

Habituellement, il est nécessaire de se dévêtir comme pour un examen clinique classique, mais ce n’est pas toujours indispensable. La collaboration du patient est requise : il convient donc d’éviter nervosité et timidité et de ne pas hésiter à poser des questions si les consignes du médecin ne sont pas bien comprises.

Bien que l’on explore généralement les muscles et les nerfs des membres, il peut parfois être nécessaire d’évaluer ceux du visage, du cou et du tronc.

Lors de l’électroneurographie, des stimulations électriques sont appliquées et peuvent surprendre le patient. La première est la plus désagréable, mais les suivantes sont mieux tolérées. Certains patients peuvent se sentir mal à l’aise.

Pour l’électromyographie, la piqûre de l’aiguille-électrode est inévitable. Il s’agit d’aiguilles très fines, mais l’examen est fréquemment inconfortable et parfois douloureux. Le patient doit le signaler si la gêne est importante, bien que ce ne soit pas le plus habituel.

Risques possibles de l’électromyographie et de l’électroneurographie

  • Pour l’électroneurographie, aucune précaution particulière n’est nécessaire.
  • L’électromyographie est une technique plus agressive, modérément invasive, puisqu’elle implique l’introduction d’une aiguille dans plusieurs muscles et, parfois, le déplacement de l’électrode.
  • Les complications sont très rares, mais elles peuvent survenir. Un saignement est possible (généralement minime et extérieur, mais parfois avec formation d’hématomes internes), de même qu’une infection locale si des bactéries de la surface sont entraînées en profondeur.
  • Il faut donc tenir compte, pour l’électromyographie, de la prise de certains médicaments susceptibles de modifier la coagulation sanguine, comme l’acide acétylsalicylique, les antiagrégants ou les anticoagulants, car le risque de saignement lors des piqûres est plus élevé. Dans certains cas, cela peut amener le médecin à réduire le nombre de muscles explorés, voire à juger préférable de renoncer à l’examen.
  • L’électroneurographie est une technique légèrement inconfortable, car elle nécessite la réception de stimulations électriques d’une intensité perceptible. Toutefois, après la première impression, elle est généralement bien tolérée et ne provoque pas de plaintes excessives. La stimulation des nerfs faciaux est plus désagréable.
  • Le stimulus utilisé pour la stimulation répétitive, technique employée pour diagnostiquer la myasthénie grave et d’autres maladies de la jonction neuromusculaire, est également inconfortable.
  • Tous ces stimuli, bien que désagréables, ne sont pas dangereux et ne provoquent pas de lésions ultérieures.

Où la réalisons-nous ?

Le Service de Neurophysiologie
de la Clínica Universidad de Navarra

Le Service de Neurophysiologie de la Clinique collabore au diagnostic et au suivi des patients atteints de maladies affectant le système nerveux central et périphérique.

Nous partageons des objectifs de prise en charge, de recherche et d’enseignement avec Neurochirurgie, Neurologie et l’Área de Neurociencias du Cima Universidad de Navarra.

La prise en charge des patients neurologiques bénéficie des découvertes de la recherche et les nouvelles générations de médecins apprennent à soigner leurs patients avec un esprit optimiste, portées par l’espoir réel de trouver des traitements efficaces.

Organisés en aires diagnostiques

  • Aire de Contrôle Moteur.
  • Aire d’Électroencéphalographie.
  • Aire d’Électromyographie.
  • Aire du Sommeil.
  • Aire des Potentiels Évoqués.
  • Monitorages au bloc opératoire.
Imagen de la fachada de consultas de la sede en Pamplona de la Clínica Universidad de Navarra

Pourquoi à la Clinique ?

  • Prise en charge diagnostique de pointe avec une importante activité de recherche et d’enseignement.
  • Équipe infirmière spécialisée.
  • Nous travaillons de manière conjointe avec l’Unité du Sommeil.