Spondylarthrite ankylosante

« Le gène HLA-B27 est un facteur de prédisposition et non un facteur unique. En effet, de nombreuses personnes portent ce gène sans être atteintes de spondylarthrite ankylosante. »

DR. EUGENIA ENRÍQUEZ MERAYO
SPÉCIALISTE. SERVICE DE RHUMATOLOGIE

Image du label de reconnaissance Merco Salud 2025. Clinique universitaire de Navarre

La spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire qui touche principalement les articulations de la colonne vertébrale, lesquelles ont tendance à se souder entre elles, réduisant ainsi leur flexibilité et provoquant une raideur de la colonne.

Elle fait partie du groupe des maladies rhumatismales appelées spondyloarthropathies.

Il s’agit d’une maladie qui touche les jeunes adultes et qui affecte plus fréquemment les hommes que les femmes.

Imagen del icono de la consulta de Segunda Opinión. Clínica Universidad de Navarra

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Quels sont les symptômes de la spondylarthrite ankylosante ?

Au niveau de la colonne vertébrale, la douleur peut se manifester à n’importe quel étage, mais les symptômes initiaux sont généralement une douleur dans la région lombaire accompagnée d’une sensation de raideur prédominant le matin, qui s’améliore avec l’activité physique ou au cours de la matinée. Les symptômes d’inflammation des articulations sacro-iliaques se traduisent souvent par une douleur dans la région fessière, fréquemment bilatérale et prédominant la nuit (au lit).

Un tiers des patients présentent une arthrite périphérique asymétrique, touchant principalement les épaules, les hanches, les genoux, le dos du pied (tarse) et les articulations des orteils. Ces patients présentent également souvent des douleurs thoraciques dues à l’inflammation des articulations entre le sternum et les côtes et les clavicules, ce qui entraîne avec le temps une limitation de la mobilité du thorax, ainsi qu’une « enthésopathie » (inflammation) plus fréquente au niveau des talons, de la région rotulienne et du tendon d’Achille. Parmi les manifestations extra-articulaires, on peut observer une inflammation de l’iris (iritis ou uvéite), notamment chez les patients porteurs de l’HLA-B27.

Chez 3,5 % des patients présentant une maladie de longue évolution, on observe une inflammation de l’aorte (aortite) et une atteinte rénale (secondaire à la toxicité des anti-inflammatoires ou au développement d’une maladie appelée amyloïdose). Elle survient plus fréquemment chez les jeunes hommes.

Les symptômes les plus habituels sont :

  • Douleur de la colonne vertébrale et des articulations.
  • Perte de mobilité.
  • Raideur vertébrale.
  • Inflammation oculaire.

Présentez-vous l’un de ces symptômes ?

Il est possible que vous présentiez une spondylarthrite ankylosante.

Comment diagnostique-t-on la spondylarthrite ankylosante ?

Tubos usados para la extracción de sangre en el Laboratorio de Extracciones

Il existe des critères pour le diagnostic de la spondylarthrite ankylosante qui incluent, outre des critères cliniques (douleur lombaire pendant plus de 3 mois, qui s’améliore avec l’exercice mais ne disparaît pas au repos, limitation de l’expansion thoracique et de la mobilité de la colonne lombaire), des critères radiologiques tels que la mise en évidence radiologique d’une inflammation des articulations sacro-iliaques (sacro-iliite).

On considère qu’il s’agit d’une spondylarthrite ankylosante définie lorsqu’il existe un critère clinique et un critère radiologique. Et d’une spondylarthrite ankylosante probable lorsqu’il existe trois critères cliniques ou un critère radiologique.

Les analyses de sang et d’urine peuvent contribuer à étayer le diagnostic par la présence dans le sang de l’antigène HLA-B27 ou permettre d’évaluer l’intensité plus ou moins importante du processus inflammatoire dont souffre le patient.

Comment traite-t-on la spondylarthrite ankylosante ?

Le traitement a pour objectif de réduire la douleur et la raideur articulaire, ainsi que de prévenir l’ankylose et les déformations. Il repose sur deux piliers fondamentaux : les anti-inflammatoires non stéroïdiens et le traitement de physiothérapie.

Parmi les anti-inflammatoires (AINS) les plus utilisés figurent l’indométacine, le naproxène et le diclofénac. Ceux-ci peuvent être associés aux médicaments dits modificateurs de l’évolution de la maladie (méthotrexate, sulfasalazine, léflunomide,…). En l’absence de réponse, ou en cas d’intolérance ou de toxicité, on a recours aux traitements par médicaments anti-TNF (infliximab, étanercept, adalimumab).

Le traitement de physiothérapie constitue un pilier essentiel et doit être individualisé pour chaque patient. Il est très important d’éviter le repos prolongé ou l’utilisation de corsets ou de ceintures qui immobilisent la colonne. Le sport idéal est la natation. Dans certains cas, une infiltration locale de corticoïdes est indiquée.

Le traitement chirurgical n’est utilisé que dans de rares cas, lorsque les articulations sont très endommagées et que la mobilité est perdue ou que la douleur est impossible à contrôler.

Où se fait-on soigner ?

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de la Clínica Universidad de Navarra

Le Service de Rhumatologie dispose d’une équipe multidisciplinaire hautement spécialisée dans le diagnostic et le traitement des maladies rhumatologiques, de l’arthrose, de l’arthrite ou de l’ostéoporose jusqu’aux maladies auto-immunes ou inflammatoires.

Nous disposons également de médecins spécialisés dans la prise en charge des femmes enceintes atteintes de maladies auto-immunes, afin de garantir la sécurité maximale du fœtus.

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