Maladies de l’orbite
« Le diagnostic et le traitement des maladies de l’orbite oculaire doivent être réalisés par une équipe pluridisciplinaire afin d’assurer une prise en charge adaptée du problème. »
DR. ÁNGEL SALINAS ALAMÁN
SPÉCIALISTE. DÉPARTEMENT D’OPHTALMOLOGIE

Les maladies de l’orbite sont multiples et souvent liées à des maladies générales (affections thyroïdiennes, neurologiques, cancers...) nécessitant l’attention d’un ophtalmologiste spécialisé dans la pathologie orbitaire pour leur orientation, leur diagnostic, leur pronostic et leur traitement.
Les traumatismes orbitaires nécessitent une prise en charge urgente afin d’éviter des complications au niveau de la vision.
La chirurgie oculoplastique est la sous-spécialité de l’ophtalmologie qui traite les affections des paupières, de l’orbite et des voies lacrymales.

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Quels sont les symptômes des maladies de l’orbite ?
Les problèmes au niveau de l’orbite oculaire nécessitent toujours une prise en charge médicale par un ophtalmologiste, car il faut évaluer si l’atteinte peut entraîner des troubles de la vision.
Les symptômes les plus fréquents sont :
- Difficulté à ouvrir l’œil.
- Larmoiement.
- Vision double.
Présentez-vous certains de ces symptômes ?
Vous souffrez peut-être d’une maladie de l’orbite.
Types de maladies de l’orbite et leur traitement
Il existe de multiples causes de traumatisme orbitaire. Les plus fréquentes sont celles qui surviennent lors de la pratique sportive, des accidents de la circulation, des agressions ou des chutes accidentelles.
Face à un traumatisme orbitaire, il est prioritaire de vérifier la fonction du globe oculaire, c’est-à-dire la vision.
Si, dans la majorité des traumatismes, la vision est conservée, il peut exister une atteinte au niveau de l’orbite, comme par exemple une fracture. Lorsqu’un traumatisme d’énergie suffisante impacte l’œil, le globe oculaire lui-même transmet cette force d’impact aux autres structures orbitaires.
Les parois osseuses interne et inférieure de l’orbite sont constituées de fines lamelles d’os, ce qui les rend susceptibles de se rompre lors de ce type de traumatismes. En cas de traumatisme orbitaire d’une certaine intensité, il est important de réaliser un scanner (TDM) orbitaire.
Les fractures orbitaires ne nécessitent pas toujours un traitement chirurgical.
Il existe deux situations dans lesquelles celui-ci est néanmoins nécessaire :
- Lorsque la fracture entraîne une atteinte de la délicate musculature responsable des mouvements oculaires. Si l’un de ces muscles est coincé dans la fracture, l’œil ne pourra pas se mouvoir normalement ni se déplacer de façon coordonnée avec l’autre œil. Il en résulte une vision double (diplopie), car un œil perçoit une image et l’autre la même image légèrement décalée. Le traitement consiste à libérer le muscle atteint et à restaurer l’intégrité de la paroi orbitaire concernée.
- Énoftalmie (œil enfoncé) : si la fracture est de taille importante, il se produit une expansion de la cavité orbitaire. Les tissus orbitaires se redistribuent dans cette nouvelle cavité plus grande et un œil devient plus enfoncé que l’autre. Le traitement consiste à nouveau à reconstruire la paroi orbitaire touchée.
Il s’agit de la cause la plus fréquente de proptose unilatérale ou bilatérale. Elle est plus fréquente entre 25 et 50 ans et chez la femme. Elle est généralement associée à l’hyperthyroïdie (augmentation des taux sanguins d’hormones thyroïdiennes).
Elle se manifeste par une proptose unilatérale ou bilatérale, un recul palpébral, une myopathie restrictive (les muscles perdent leur élasticité et se comportent comme des cordes non élastiques) avec vision double et, parfois, une neuropathie optique compressive (le nerf optique est comprimé au fond de l’orbite par des muscles enflammés et épaissis).
Son traitement est médical et/ou radiothérapique dans la phase inflammatoire, et chirurgical pour corriger les séquelles fonctionnelles et esthétiques.
- L’éviscération est une procédure réalisée lorsque l’œil a perdu la vision et est douloureux. Elle consiste à vider le contenu oculaire tout en conservant ses parois. Le volume extrait est remplacé par un implant orbitaire sphérique. Quelques semaines après l’intervention, le patient consulte le prothésiste, qui lui adapte une prothèse externe ressemblant à l’œil sain. On obtient ainsi des résultats cosmétiques assez satisfaisants et une nette amélioration des symptômes.
- L’énucléation est habituellement réalisée en cas de tumeurs intraoculaires malignes telles que le mélanome uvéal. Dans ces situations, il est recommandé d’extraire le globe oculaire dans son intégralité afin d’éviter les récidives ou la dissémination de la tumeur. Comme pour l’éviscération, un implant orbitaire est placé, suivi ultérieurement d’une prothèse externe. Les deux interventions peuvent être réalisées sans douleur sous anesthésie locale avec sédation, mais peuvent également être effectuées sous anesthésie générale si le patient le souhaite.
- L’exentération orbitaire est une chirurgie plus agressive que les précédentes et consiste à vider l’ensemble du contenu orbitaire. Elle est réservée aux cas de tumeurs orbitaires agressives afin de prévenir l’extension intracrânienne.
Des tumeurs bénignes ou malignes peuvent se développer dans l’orbite et doivent être étudiées et prises en charge par le chirurgien orbitaire.
Elles sont, de façon générale, peu fréquentes. Il existe une grande variété de tumeurs pouvant affecter la cavité orbitaire.
- Les tumeurs orbitaires bénignes les plus fréquentes sont probablement les angiomes caverneux. Il s’agit de lésions probablement présentes dès la naissance et qui croissent très lentement. À l’âge adulte, elles peuvent devenir symptomatiques car elles occupent de la place dans l’orbite, mais elles ne détruisent jamais les tissus environnants et ne métastasent pas. Leur traitement est chirurgical. Parmi les autres tumeurs bénignes figurent les kystes dermoïdes, les schwannomes, les méningiomes et les adénomes pléomorphes.
- Les tumeurs malignes primitives les plus fréquentes au niveau de l’orbite sont, de loin, les lymphomes. Ils représentent jusqu’à 65 % des cas. Le traitement de ces lésions n’est pas chirurgical, mais médical, par radiothérapie et/ou chimiothérapie. La plupart des lymphomes orbitaires ont un comportement relativement bénin. D’autres tumeurs malignes pouvant atteindre l’orbite sont celles dérivées de la glande lacrymale, les sarcomes ou celles liées au nerf optique.
- Les métastases d’autres tumeurs au niveau de l’orbite sont plus fréquentes que les tumeurs malignes primitives de l’orbite. Le cancer qui atteint le plus fréquemment l’orbite est, sans aucun doute, le cancer du sein.
Où se fait-on soigner ?
EN NAVARRE ET À MADRID
Le Département d’Ophtalmologie
de la Clínica Universidad de Navarra
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Nous sommes l’un des rares centres à disposer d’un laboratoire de microchirurgie destiné à l’amélioration de la pratique clinique.
Organisés en unités spécialisées
- Cornée et surface oculaire
- Rétine
- Ophtalmologie générale
- Défauts de réfraction
- Oculoplastie
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