Infection par le VIH
« Actuellement, la transmission du VIH par certaines voies a considérablement diminué. »
DR. JOSÉ LUIS DEL POZO LEÓN
DIRECTEUR. SERVICE DES MALADIES INFECTIEUSES

Le VIH est un virus qui détruit sélectivement certains des mécanismes cellulaires grâce auxquels l’organisme humain se défend contre les infections et les tumeurs, compromettant ainsi des éléments essentiels de notre système immunitaire.
C’est pourquoi on lui a donné le nom de Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH), et à la maladie qu’il provoque celui de Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise (SIDA).
À ce jour, deux types ont été identifiés : le VIH-1 et le VIH-2, le premier étant le plus fréquent.

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Quels sont les symptômes de l’infection par le VIH ?
L’infection initiale, qui peut être totalement asymptomatique dans de nombreux cas, peut également provoquer chez beaucoup d’autres un tableau clinique similaire à celui de la mononucléose infectieuse, associant fièvre, augmentation de volume des ganglions du cou, malaise et éruption cutanée.
Au cours de la phase chronique ou de latence, la plupart des patients ne présentent aucun symptôme. Certains, en particulier les toxicomanes, peuvent présenter un taux bas de plaquettes. Un petit nombre de patients peut présenter des atteintes du système nerveux central ou périphérique.
La phase finale se caractérise par une détérioration progressive de l’état général, se manifestant le plus souvent par une perte d’appétit, un amaigrissement, de la fièvre et de la diarrhée. Apparaissent alors des infections opportunistes (pneumonie à Pneumocystis carinii, tuberculose, infections à champignons et à virus), des tumeurs malignes (sarcome de Kaposi, plus fréquent chez les homosexuels, lymphomes hodgkiniens ou non hodgkiniens, cancer du col de l’utérus et de la région ano-rectale) ainsi que des troubles neurologiques.
Les symptômes les plus habituels sont :
- Fièvre.
- Augmentation de volume des ganglions du cou.
- Malaise.
- Éruption cutanée.
- Perte d’appétit.
Présentez-vous certains de ces symptômes ?
Il se peut que vous présentiez une infection par le VIH
Comment se transmet le VIH ?
Nous savons aujourd’hui que l’infection par le VIH peut être acquise par les mécanismes suivants :
a) Transmission verticale, de la mère à l’enfant :
- De la femme enceinte infectée au fœtus (transmission materno-fœtale).
- Pendant l’accouchement ou l’allaitement maternel (périnatale).
b) Par transfusion de sang (ou administration de dérivés sanguins) contaminés par le VIH. Depuis 1985, cette voie a perdu de son importance.
c) Par transmission sexuelle, lors de rapports sexuels avec une personne infectée par le VIH.
d) Par inoculation de sang infecté :
- En partageant des seringues ou des aiguilles utilisées par des sujets infectés par le VIH.
- Par piqûre accidentelle avec une aiguille provenant d’un patient infecté.
Quel est son pronostic ?
Dans l’évolution de l’infection par le VIH, on distingue habituellement trois phases :
1. Une phase initiale ou aiguë, d’une durée de plusieurs semaines.
2. Une phase de latence clinique au cours de laquelle le patient infecté peut ne présenter aucun symptôme. Pendant cette phase, le virus reste actif à l’intérieur des cellules, avec une intensité très variable d’un patient à l’autre. Cette phase peut avoir une durée très variable, mais chez la plupart des patients, elle s’étend généralement sur 8 à 10 ans.
3. Une phase finale ou de crise, qui correspond cliniquement à ce que l’on doit à proprement parler nommer SIDA. Les nouveaux traitements ont permis d’allonger considérablement l’espérance et la qualité de vie des patients atteints de SIDA.
Comment diagnostique-t-on le SIDA ?
Le diagnostic de l’infection par le VIH se fait par une analyse de sang permettant d’identifier certains composants du virus (principalement son ARN) ou les anticorps dirigés contre certains de ces composants. Ces analyses sont simples à réaliser et permettent d’établir avec certitude s’il existe ou non une infection.
Dans les rares cas où un doute persiste, des tests complémentaires sont pratiqués pour confirmer le diagnostic, comme le Western blot. Il n’est pas nécessaire de recourir à la culture.
Le dosage quantitatif de l’ARN, appelé « charge virale », a été intégré comme examen de routine. Il est très utile sur le plan pronostique et pour évaluer l’efficacité du traitement. Il permet un diagnostic de l’infection plus précoce que la détection des anticorps.
Comment traite-t-on l’infection par le VIH ?
Il n’existe pas de traitement curatif pour la maladie causée par le VIH. Les mesures de prévention constituent, pour l’instant, le seul moyen de lutter efficacement contre l’infection. Il existe plusieurs procédés, entendus comme ceux qui « évitent » de contracter l’infection.
Compte tenu du fait qu’il s’agit d’une maladie à taux de mortalité très élevé, les mesures préventives doivent offrir une sécurité proche de 100 %. Il n’existe pas de vaccins nous conférant une immunité contre la maladie et il ne semble pas qu’ils puissent être disponibles dans un avenir proche.
Les mesures préventives s’appliquent dans différentes situations :
- Infection par transfusion de sang ou administration de dérivés sanguins. Dans les pays développés, ce risque d’infection est pratiquement nul.
- Transmission materno-fœtale. Traitement antirétroviral de la mère pendant la grossesse. Il réduit le risque de transmission de la maladie à l’enfant à moins de 5 %.
- Toxicomanie. La mesure de prévention la plus efficace est l’arrêt des drogues par voie intraveineuse. Il est essentiel de ne pas partager de seringues avec des personnes infectées.
- Accidents. Piqûres ou coupures chez les médecins ou les infirmiers lors de la prise en charge de patients infectés. Les mesures visant à éviter le développement de l’infection (traitement antirétroviral) sont bien connues du personnel de santé.
- Transplantation d’organes. Le risque est nul, car la loi impose de vérifier que le donneur n’est pas infecté.
- Transmission sexuelle. Il s’agit, avec la toxicomanie, du principal mécanisme de transmission du VIH.
Le Service des Maladies Infectieuses
de la Clínica Universidad de Navarra
Diagnostic et traitement des maladies provoquées par un agent infectieux, qui peut être une bactérie, un virus, un champignon ou un protozoaire. Les infections touchent les personnes en provoquant des processus très divers pouvant se localiser dans n’importe quel tissu du corps humain, ce qui exige une prise en charge spécifique.
Ce service exerce son activité sur trois fronts : mission de soins, centrée sur le diagnostic et le traitement des maladies infectieuses ; enseignement, avec la formation des étudiants en médecine, des médecins résidents et des infirmières ; et vocation de recherche, à travers le développement d’études cliniques et de laboratoire.
Organisés en unités de soins
- Infections associées aux biomatériaux.
- Infections nosocomiales (multirésistances).
- Infections chez les patients immunodéprimés.
- Infections communautaires.
- Médecine des voyages.
- Programme d’utilisation prudente et d’optimisation de la thérapie anti-infectieuse.
- Contrôle de l’infection par des microorganismes multirésistants.

Pourquoi à la Clinique ?
- Nous réalisons l’évaluation du voyageur et les analyses biologiques en moins de 24 heures.
- Consultation de deuxième avis lorsque l’infection ne se résout pas complètement.
- Nous veillons à l’utilisation prudente des antibiotiques.