Fissure anale
« La première mesure à adopter chez un patient présentant cette pathologie consiste à prévenir la constipation grâce à une alimentation riche en fibres. »
DR. JORGE BAIXAULI FONS
SPÉCIALISTE. DÉPARTEMENT DE CHIRURGIE GÉNÉRALE ET DIGESTIVE

La fissure anale peut être définie comme un ulcère situé à l’extrémité du canal anal, d’apparition fréquente, et provoquant une gêne importante sous forme de douleur intense malgré sa petite taille.
La localisation typique de ces ulcères se situe au bord anal antérieur et postérieur.
La douleur provoquée par la formation de cette ulcération semble déclencher une contraction réflexe de la musculature anale, ce qui empêche une cicatrisation correcte de la fissure et contribue à la chronicité de cette affection.
Pour cette raison, les traitements appliqués visent à réduire cette contracture ou hypertonie musculaire.

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Quels sont les symptômes de la fissure anale ?
Le symptôme typique de la fissure anale est l’apparition d’une douleur très intense, aiguë et de type coupure, clairement associée au passage des selles pendant la défécation, et qui persiste un temps variable après celle-ci (de quelques minutes à plusieurs heures).
Il peut exister, bien que généralement en faible quantité, la présence de sang rouge clair, surtout lors du nettoyage après la défécation. De plus, on observe parfois un prurit ou une sensation de brûlure au niveau de l’anus.
Les symptômes les plus fréquents sont :
- Douleur intense.
- Constipation.
- Saignement.
Présentez-vous l’un de ces symptômes ?
Il se peut que vous présentiez une fissure anale.
Quelles sont les causes de la fissure anale ?
La formation initiale de ces ulcérations peut avoir de multiples causes, la plus importante étant l’association avec la constipation chronique.
Tout facteur pouvant prédisposer ou exposer la muqueuse anale à un traumatisme (passage de selles très dures, diarrhées liquides et irritantes, traitements de chimiothérapie, autres troubles anaux préexistants tels que les hémorroïdes, etc.) peut favoriser l’apparition d’une fissure anale.
Comment la prévenir ?
La première mesure à prendre est d’éviter la constipation grâce à un régime riche en fibres ou à la prise de ce que l’on appelle des agents de lest (préparations à base de graines qui favorisent l’émission de selles molles non diarrhéiques et qui constituent une alternative aux fibres végétales).
Comment diagnostique-t-on la fissure anale ?
Le diagnostic de fissure anale repose sur la symptomatologie décrite par le patient et l’observation de l’ulcération à l’endroit caractéristique.
En présence d’une ulcération anale dans une localisation atypique ou présentant une symptomatologie inhabituelle, il est recommandé de réaliser des examens permettant d’écarter d’autres causes potentielles : coloscopie pour exclure une maladie inflammatoire de l’intestin, culture microbiologique de la lésion ou biopsie si nécessaire.
Comment traite-t-on la fissure anale ?
Il est recommandé de réaliser des bains de siège à l’eau tiède pendant 10–15 minutes après chaque défécation.
L’application de traitements topiques sous forme de pommades ou crèmes contenant des anesthésiques locaux et des anti-inflammatoires (corticoïdes, etc.) peut apporter un soulagement symptomatique.
Un traitement plus récent consiste à appliquer, pendant au moins un mois, des pommades ou onguents à base de nitroglycérine, dont l’action repose sur la relaxation du sphincter anal, ce qui permettrait la cicatrisation de l’ulcération.
Sur le même principe, l’injection de toxine botulique dans le muscle sphinctérien produit une paralysie réversible de celui-ci, avec un effet bénéfique sur le processus de cicatrisation.
Lorsque tous les traitements décrits échouent, un traitement chirurgical est indiqué. Cette intervention consiste en la section d’environ 1 cm du sphincter interne, après avoir vérifié l’existence d’une hypertonie de celui-ci.
Les résultats de cette intervention sont excellents et l’amélioration des symptômes est pratiquement immédiate, bien que son caractère irréversible incite à envisager d’abord d’autres traitements plus conservateurs.
Le Département de Chirurgie Générale
de la Clínica Universidad de Navarra
Le Département de Chirurgie Générale et Digestive est composé de spécialistes dédiés au traitement chirurgical des maladies endocriniennes, mammaires, gastro-intestinales, hépato-biliaires, pancréatiques, colorectales et de la paroi abdominale, avec une attention particulière portée à la chirurgie oncologique.
Le recours à la chirurgie laparoscopique lors des interventions réduit la durée d'hospitalisation, les gênes postopératoires et raccourcit la récupération du patient.
Nous disposons d'une vaste expérience en chirurgie colorectale laparoscopique, de la glande surrénale, du foie et du pancréas, ainsi qu'en chirurgie de l'obésité.
Traitements que nous réalisons
- Chirurgie colorectale.
- Chirurgie du sein.
- Chirurgie des hémorroïdes.
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- Chirurgie œsophagienne et gastro-intestinale.
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- Chirurgie de la paroi abdominale.
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